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Tests fautifs: le premier ministre Williams s'excuse auprès des victimes

National | Mardi 28 oct 2008 | 21:04

Tests fautifs: le premier ministre Williams s'excuse auprès des victimes

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Par Tara Brautigam, LA PRESSE CANADIENNE

ST-JEAN, T.-N.-L. - Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Danny Williams, a profité mardi de son témoignage à la commission d'enquête publique sur des erreurs de laboratoire liées au traitement du cancer du sein pour s'excuser au nom de son gouvernement et de ceux qui l'ont précédé.

Sur un ton qui contrastait avec les critiques qu'il avait adressées à la commission par le passé, M. Williams s'est excusé auprès des centaines de patientes qui n'ont pu recevoir les traitements susceptibles de leur sauver la vie à cause des erreurs. Son gouvernement accepte la pleine responsabilité des actions prises par lui et les gouvernements passés, qui pourraient avoir accru l'angoisse des patientes et de leurs proches, a-t-il dit.

Plus tôt au cours de son témoignage, M. Williams avait indiqué que son ministre de la Santé aurait dû lui dire, trois ans auparavant, que des patientes décédées du cancer du sein auraient pu être traitées par hormonothérapie s'il n'y avait pas eu d'erreur dans leur test diagnostique.

Le premier ministre a soutenu que des leçons ont été tirées de cette défaillance des communications. Il a expliqué avoir ordonné, depuis, aux membres de son gouvernement de lui faire part de tout problème urgent.

Les membres de la commission d'enquête cherchent à déterminer comment environ 400 patientes atteintes d'un cancer du sein ont pu recevoir des résultats inexacts à la suite d'examens, et si les autorités ont réagi à la situation de façon appropriée et à temps.

Plus tôt cette année, le premier ministre avait accusé la commissaire et le procureur de la commission de se livrer à "une chasse aux sorcières" parce qu'ils avaient interrogé des membres de son gouvernement et du personnel de son bureau.

L'enquête a notamment permis d'entendre des témoignages selon lesquels le laboratoire ayant traité les tests diagnostiques connaissait des pénuries de personnel, des problèmes de communication, que ses employés n'avaient pas reçu une formation adéquate et qu'il manquait de contrôles à l'interne. Certains éléments de preuve soumis à l'enquête avaient par ailleurs suscité des questions sur la version des événements donnée par le premier ministre, notamment sur le moment où il a été informé des erreurs.

La juge Margaret Cameron qui préside la commission d'enquête doit remettre un rapport final assorti de recommandations d'ici la fin du mois de février.

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