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Stéphane Dion reste chef...jusqu'en mai

Photo: LA PRESSE CANADIENNE /Tom Hanson

National | Lundi 20 oct 2008 | 17:00

Stéphane Dion reste chef...jusqu'en mai

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LA PRESSE CANADIENNE

OTTAWA - Stéphane Dion a confirmé lundi qu'il quittera la direction du Parti libéral du Canada (PLC), mais il cèdera sa place seulement lorsque son parti lui aura trouvé un remplaçant.

Le PLC devrait choisir son prochain chef en mai alors que les militants tiendront un congrès au leadership, à Vancouver.


M. Dion restera donc chef libéral jusqu'au printemps. Au cours d'un point de presse à Ottawa, lundi, il a dit avoir choisi de rester quelques mois de plus pour assurer une transition ordonnée. Il a indiqué également qu'il veut se concentrer sur le financement de son parti afin de pouvoir lutter contre les conservateurs à armes égales.


M.Dion a assuré qu'il n'est pas amer. A plusieurs reprises, il a affirmé que c'est l'argent dans les coffres de ses adversaires conservateurs qui leur a permis d'avoir le dessus. Il veut renflouer les coffres de son parti afin que son successeur ne soit pas aussi vulnérable à ce qu'il a appelé la propagande conservatrice.


"Il faudra mieux s'équiper pour la prochaine fois. Je n'ai pas réussi comme chef, et je veux que le prochain chef réussisse", a déclaré le chef libéral démissionnaire, qui prenait la parole en public pour la première fois depuis son discours le soir des élections, après sa défaite crève-coeur.


Le chef libéral a tout de même admis qu'il était responsable de l'échec de son parti - les libéraux n'ont remporté que 76 sièges sur les 308 que compte la Chambre des communes. Avec un peu moins de 25 pour cent des votes exprimés, il s'agit de l'un des pires résultats des libéraux depuis la Confédération.


"Est-ce que j'ai ma part de responsabilité? Oui, sinon je resterais chef", a-t-il lancé, affichant des traits tirés.


M. Dion a maintenu qu'il demeure fier des politiques qu'il a mises de l'avant, mais qu'il n'est pas fier de ne pas avoir réussi à vendre ces politiques aux électeurs canadiens.


Le politologue et ancien ministre âgé de 58 ans avait été élu à la tête du parti le 2 décembre 2006, au terme d'un congrès riche en rebondissements.

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