
Sports | Dimanche 29 jun 2008 | 10:50Sous le signe de l'offensive |
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"Impressionnés"
Le sélectionneur du Danemark a représenté son pays lors des phases finales 1984 et 1988, et en tant que membre de l'équipe technique de l'UEFA, son rôle a été d'analyser les matches qui se sont déroulés en Autriche et en Suisse. Il a applaudi les efforts consentis par les équipes, et a déclaré : "Le tournoi nous a tous impressionnés. Ce fut une compétition où il a été plus important d'essayer de marquer des buts plutôt que de tenter de ne pas en prendre. L'accent a été mis sur l'attaque plutôt que sur la défense." Et les preuves ne manquent pas. Lors des 30 matches à ce jour, 76 buts ont été marqués à une cadence de 2,53 par match. En comparaison, c'est seulement inférieur au tournoi de 2000 avec 2,74 buts par match et de 1984 avec 2,73 buts par match.
Changement
Cette tendance offensive a également été soulignée par l'Allemand Franz Beckenbauer qui a ajouté : "A l'EURO 2004 au Portugal, c'était la première fois qu'on voyait ce nouveau style de jeu. Avant, un manager demandait à ses joueurs de garde le ballon, et le plus important, c'était de ne pas prendre de but. Pour la première fois, ces barrières sont tombées au Portugal, les équipes ont joué un fooball offensif. L'ambition première était de marquer des buts aussi vite que possible. Pour moi, cette année, les équipes ont adopté cette même stratégie. C'est le plus grand développement dans le football au cours de ces dix dernières années."
Drame
Vient ensuite le caractère dramatique des matches. Sept matches ont été gagnés dans les dernières minutes, la Turquie l'a fait trois fois avant d'être prise à son propre jeu par l'Allemagne. Le sélectionneur du Portugal Luiz Felipe Scolari l'a remarqué : "Il n'y a pas de petite équipe à l'EURO." Et il n'y a certainement rien de prévisible dans un tournoi qui a fourni quatre demi-finalistes différents par rapport à il y a quatre ans. Si l'Espagne et l'Allemagne comptaient bien parmi les favoris avant le début du tournoi, on ne peut pas en dire autant de la Turquie et de la Russie. Et qui aurait pu prévoir la désillusion de la France, dernière de son groupe ? Réfléchissant sur le facteur surprise, Olsen a déclaré : "L'EURO 2008, c'est une question de forme le jour du match, ce n'est pas une compétition qui dure toute l'année. Il faut être bon pendant trois semaines." Le cas de la France, prise entre deux générations, vient alimenter la théorie selon laquelle le football international suit un développement cyclique moins évident dans le football de club.
Tendances tactiques
En ce qui concerne les tendances tactiques observées à l'EURO, Olsen a souligné l'utilisation fréquente du système en 4-2-3-1 avec "une pointe devant et des milieux de terrain jouant sur les côtés". Nous en aurons des exemples en finale avec les Allemands Bastian Schweinsteiger et Lukas Podolski, et les Espagnols Andrés Iniesta et David Silva, "une bonne combinaison de joueurs qui peuvent créer du jeu à partir d'une position écartée. Ils peuvent aussi être dangereux en un-contre-un", a affirmé Olsen. Même derrière, les entraîneurs ont pensé positivement. "Dans les postes défensifs, c'est-à-dire la défense et les milieux de terrain défensifs, aujourd'hui il ne suffit pas d'être un bon défenseur. Il faut aussi être un joueur technique pour participer à la création du jeu." A l'instar de l'Espagnol Marcos Senna. Le produit fini de tout cela a été un EURO qui nous a tous enchantés.
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