Corus Nouvelles, l'actualité en temps réel

Carte du site

Économie
Accueil / Économie

SNC-Lavalin ne ressent pas encore la crise financière et la chute des matières

Économie | Vendredi 31 oct 2008 | 18:32

SNC-Lavalin ne ressent pas encore la crise financière et la chute des matières

» Options
» Taille du texte
Taille par defaut 12pt 14pt

Par Sylvain Larocque, LA PRESSE CANADIENNE

MONTREAL - Le géant de l'ingénierie et de la construction SNC-Lavalin (TSX:SNC) ne ressent pas encore les effets de la crise financière et de la chute des cours des matières premières, mais cela pourrait changer, ont indiqué vendredi les dirigeants de l'entreprise montréalaise.

Pour le troisième trimestre, terminé le 30 septembre, le groupe a dégagé un bénéfice net de 91,3 millions $ (60 cents par action), en hausse de 44,5 pour cent par rapport aux 63,2 millions $ (41 cents par action) enregistrés pendant la même période de l'an dernier, grâce surtout à une augmentation du bénéfice d'exploitation dans les secteurs des mines et de la métallurgie, de même que du côté des infrastructures et de l'environnement.

Les analystes sondés par Thomson Financial tablaient en moyenne sur un bénéfice par action de 50 cents.

Les revenus de la société ont toutefois reculé, passant de 1,79 milliard $ au troisième trimestre de 2007 à 1,69 milliard $ pour la même période cette année.

"Nous sommes en bonne voie pour enregistrer une croissance importante de la rentabilité en 2008 comparativement à 2007", a déclaré le président et chef de la direction de SNC-Lavalin, Jacques Lamarre, dans un communiqué.

"La crise financière mondiale actuelle crée de l'incertitude sur nos activités, a-t-il convenu. Etant donné les nombreux secteurs et pays dans lesquels nous exerçons nos activités, notre flexibilité, notre carnet de commandes et notre liste de projets potentiels, nous restons confiants pour les trimestres à venir."

Lors d'une téléconférence avec les analystes financiers, le grand patron a expliqué que l'incertitude touchait surtout les secteurs des mines et de la métallurgie, de même que ceux des produits chimiques et du pétrole.

"Nous ne sommes pas inquiets pour ce qui est des carnets de commandes de ces secteurs, mais il pourrait y avoir un impact sur les intentions de nos clients potentiels", a affirmé Jacques Lamarre.

"Les projets sur lesquels la baisse des cours des matières premières a un impact pourraient être réévalués", a-t-il précisé.

Les répercussions sur SNC-Lavalin seront toutefois moins importantes que lors de la chute des prix des matières premières enregistrée en 1998 et en 1999, selon lui.

"Nous n'entrevoyons l'annulation d'aucun projet et si certains sont retardés, ce ne sera pas significatif", a soutenu M. Lamarre.

Tout dépendra du temps que dureront le marché baissier des matières premières et la crise financière, a noté l'analyste Pierre Lacroix, de Valeurs mobilières Desjardins.

"Il pourrait y avoir, à moyen terme, une diminution des affaires (pour SNC-Lavalin) si la baisse des prix des matières premières est soutenue dans l'avenir et qu'il n'y a pas de recouvrement rapide des cours", a-t-il estimé.

Pour l'instant, les investisseurs se réjouissent que le carnet de commandes de SNC-Lavalin tienne le coup, alors que certains craignaient une réduction importante de sa taille. A la fin septembre, il s'élevait à 9,7 milliards $, comparativement à 9,4 millions $ au 30 juin.

L'action de SNC-Lavalin a clôturé vendredi à 31,67 $ à la Bourse de Toronto, en hausse de 0,2 pour cent.

Envoyer Envoyer Imprimer Imprimer