
International
Accueil /
International
International | Mercredi 08 oct 2008 | 12:36Sarkozy et Medvedev plaident pour la négociation d'un nouveau cadre de sécurité européen |
» Options
» Taille du texte
|
Par Christine Ollivier, ASSOCIATED PRESS
EVIAN - Nicolas Sarkozy et Dimitri Medvedev ont plaidé mercredi à Evian pour une remise à plat du système de sécurité européen, "de Vladivostok à Vancouver", selon l'expression du président russe, son homologue français proposant la convocation d'un sommet de l'OSCE sur ce sujet "avant la fin de l'année 2009".Les deux hommes s'exprimaient en clôture de la "World Policy Conference" organisée par l'Institut français des relations internationales (IFRI), alors que Dimitri Medvedev confirmait le retrait des "forces de paix russes" des zones tampon autour de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud "aujourd'hui, d'ici minuit". Sur le terrain, les forces russes ont effectivement commencé à se retirer de leurs positions en Géorgie, qu'elles occupaient depuis le 8 août.
"La mise en oeuvre intégrale des accords du 12 août et du 8 septembre ouvrent la perspective à la reprise de la négociation d'un accord cadre ambitieux" entre l'Union européenne et la Russie, a affirmé Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'Union européenne. Il a souhaité que cet accord "trace le chemin vers un véritable espace économique et humain commun entre la Russie et l'Union européenne".
Le président russe a salué le "rôle constructif de l'Union européenne" dans la crise en Géorgie, alors que Nicolas Sarkozy se félicitait du "retrait confirmé par le président Medvedev, qui tient ainsi sa parole".
"Il y a eu une intervention militaire géorgienne qui a été une erreur, mais la réaction de l'armée russe a été disproportionnée", a jugé le président français, ajoutant: "je ne crois pas que soit acceptable la reconnaissance par Moscou des indépendances autoproclamées" de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie. "Il faut désormais sur le terrain que les parties s'abstiennent de toute provocation et respectent le travail des observateurs internationaux." Mais "je ne regrette pas d'avoir fait le pari de la confiance et du dialogue", a insisté Nicolas Sarkozy.
"La relation entre la Russie et l'Union européenne vient de traverser une rude épreuve", a-t-il toutefois déploré. "Construire la confrontation entre nous serait folie", car "la raison commande à l'Europe et à la Russie d'être l'une pour l'autre des partenaires stratégiques", a plaidé le président français. Dans ce cadre, la sécurité est "un autre champ naturel de coopération" entre les deux blocs.
Dès lors, Nicolas Sarkozy a proposé mercredi la convocation d'un sommet de l'OSCE "avant la fin de l'année 2009" afin de définir avec la Russie un nouveau "cadre de sécurité" paneuropéen, et "remettre à plat tout ce qui concerne la sécurité de notre continent".
"Pourquoi ne pas remettre à plat tous ensemble, institutions et pays concernés, tout ce qui concerne la sécurité de notre continent?", a-t-il lancé. "Pourquoi ne pas moderniser ensemble une pensée, des réflexes, des habitudes qui datent de la guerre froide?"
Ce nouveau cadre comporterait selon lui des "arrangements de sécurité notamment dans le domaine des armes non-conventionnelles", et devrait "permettre la résolution pacifique des différends, parce que la crise géorgienne nous a appris qu'un conflit prétendument gelé peut vite dégénérer en guerre ouverte". Mais "ce dialogue dans lequel nous sommes prêts à entrer avec la Russie doit associer nos amis et alliés américains", a prévenu le président français. Car "si on parle sécurité de Vladivostok à Vancouver, cela concerne aussi nos alliés". "Je ne prends pas mes instructions en Amérique mais l'Amérique c'est notre amie et nos alliés", a insisté Nicolas Sarkozy devant Dimitri Medvedev.
De même, "la sécurité en Europe dépend aussi du renoncement définitif à l'ambition de 'sphères d'influence'", a-t-il averti. "Ne l'oublions pas: 'l'étranger proche' de la Russie est souvent aussi celui de l'Union européenne." Dès lors, "notre voisinage commun doit être un champs de coopération, pas un terrain de rivalité".
Nicolas Sarkozy répondait ainsi à une demande exprimée par M. Medvedev. "La Russie est ouverte pour la coopération", avait assuré le président russe, appelant à "abandonner la rhétorique de confrontation". "Il faut accélérer la construction de l'architecture européenne de sécurité, car sinon cela ne va que se dégrader", a-t-il averti, plaidant pour la négociation d'un nouveau traité de traité de sécurité "de Vladivostok à Vancouver" dans un discours aux accents très anti-américains.
| Aussi sur corusnouvelles.com | |
|
» La météo » La circulation » Des nouvelles à la carte » Les grandes entrevues » Fils RSS et baladodiffusion |
» Archives » Voyages » Ajouter ce site à vos favoris » Mettre ce site au démarrage |