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Santiago de Chili : une ville marquée par les luttes intestines

Voyages | Lundi 26 jun 2006 | 13:35

Santiago de Chili : une ville marquée par les luttes intestines

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Le Chili se relève d'un passé agité entre autres par des guerres avec le Pérou et la Bolivie - cette dernière s'étant vue privée de son accès à la mer. Dans les années 1970, après que Salvador Allende eût nationalisé l'industrie du cuivre, des luttes internes ont déchiré le pays. Socialistes à visage humain et tenants de la Concurrence commerciale en sont venus aux coups.

Le général Pinochet, qui s'est emparé brutalement du pouvoir, a ramené l'inflation à son plus bas niveau, mais laissé des traces indélébiles dans la population.

Le visiteur est toujours confronté à quelqu'un qui a perdu un neveu, un fils ou un ami opposé à Pinochet. Une lourde tristesse émane des rues de Santiago. On n'a pas oublié cet affrontement, que les médias ont propulsé aux quatre coins du monde parce que le Chili était le seul pays d'Amérique du Sud à avoir réussi la démocratie.

Sur la façade du palais de la Moneda, là où Allende s'est apparemment suicidé, des traces de balles sont toujours présentes, cicatrices que le temps ne parvient pas à faire disparaître.

Pour oublier les week-ends, nombre de Chiliens vont se réfugier à Valparaiso, au bord du Pacifique, où l'on sent moins l'appareil politique. Cette ville qui fut maintes fois chantée par le poète Pablo Neruda est un haut lieu de villégiature.

Photo 1 : Palais de la Modela où Salvatore Allende a vécu ses derniers jours. On voit encore sur les murs les cicatrices du coup d'État de septembre 1975.

Photo 2 : Valparaiso, la belle pour qui tous les marins du monde avaient jadis le béguin.

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