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Arts et spectacles | Samedi 04 oct 2008 | 15:58

Rose de bonheur et le coeur libre, Diane Dufresne chante à ARTV

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Par Danièle L. Gauthier, LA PRESSE CANADIENNE

MONTREAL - Toute une soirée en compagnie de Diane Dufresne, à deux époques significatives de sa vie, voilà un alléchant menu pour ses fans plutôt nombreux dont la fidélité ne se dément pas au-delà des années. La scène s'illumine dès 21h, ce samedi.

On est en août 1984, l'assemblée de 55 000 spectateurs assistent, pour la première fois, au spectacle d'un artiste d'ici qui "ose" se produire au Stade olympique, généralement réservé aux vedettes américaines. C'est peut-être pourquoi la diva a choisi la "Magie rose" pour souligner cet événement proposé par le producteur Guy Latraverse. Elle interprète, entre autres, "Oxygène", "Les hauts et les bas d'une hôtesse de l'air", "La vie en rose", "Le parc Belmont", "L'Hymne à la beauté du monde".

A 22h20, on fait un saut jusqu'en 2002, alors qu'encouragée par François Langevin, son imprésario, son ange, son amour, elle accepte de présenter "En liberté conditionnelle". Riche de tout un bagage humain et professionnel, définitivement heureuse, elle ajoute à "L'homme de ma vie", "J'ai douze ans", "Je voulais te dire que je t'attends", une pièce de Brel, "Quand on a que l'amour".

Délices + amour + volupté péché

Dernière émission de la série "Les sept péchés capitaux", la luxure clôt le chapitre des fautes graves sur une note de légèreté et de libertinage mais combien rassembleuse. En cette matière, le Québec revient de loin, très loin.

A l'époque de nos aïeux, la religion dirigeait tous les actes de la vie. Livrés à un Dieu exigeant, impitoyable et plutôt revanchard, les ouailles devaient tout Lui sacrifier, multipliant les efforts, les sacrifices, les souffrances et les petits bonheurs si on parvenait à en avoir en échange d'une éventuelle vie éternelle à la droite du Père Tout-puissant. On apprend que jusqu'au XIIe siècle, les prêtres avaient le droit de se marier. C'est vers 1139 qu'on a mis fin à cette pratique parce qu'il fallait préserver les biens du patrimoine de l'Eglise qu'on dilapidait à la mort des prêtres mariés et pères de famille.

Et que dire du malheur des femmes qui avaient eu la faiblesse de procréer en-dehors des liens sacrés du mariage? Déshonneur innommable pour leur famille, ces jeunes filles étaient souvent reniées ou cachées et dorénavant impropres au mariage. Même pour les époux, la relation sexuelle n'était pas destinée à jouir et entretenir des liens amoureux, mais devenait spécifiquement et uniquement un acte incontournable à la procréation, point final. A Historia, le lundi 6 octobre, 20h.

L'homme de tous les dangers

Enigmatique Gilles Proulx! Il vient de clore une longue carrière radiophonique, il a récemment subi un quadruple pontage, il s'apprête à partir en Croatie, en Turquie, au Maroc pour les besoins du canal Evasion. Issu d'une famille marginale avant l'heure, il a aussi aimé beaucoup de femmes. Acerbe et tranchant dans ses propos, on redoute le côté frondeur de ce solitaire. Et pourtant, il suffit d'une demi-heure à Marie-Claude Lavallée pour soulever la carapace de ce globe-trotter qui a la bonne idée de ne pas se prendre au sérieux. Aux "Rendez-vous de Marie-Claude Lavallée", ce samedi 11h30 et le dimanche 5 octobre, 19h30, à RDI.

Beaucoup de femmes et de plus en plus d'hommes cherchent la formule qui leur permettra de vivre avec un maximum de bien-être. Mieux s'alimenter, faire du sport, se détendre, se faire plaisir font partie d'une bonne hygiène de vie. Alors qu'on repousse de plus en plus les limites de l'espérance de vie, la responsabilité d'entretenir notre corps et notre esprit au meilleur de leur forme s'impose. A "Vie privée, vie publique / Les secrets du bien-être", les invités de Mireille Dumas partagent leur recette, le lundi 6 octobre, 20h, à TV5.

Cinéma, télévision, un mariage qu'on disait "maudit". Il s'agit bien de deux mondes et pourtant, l'un emprunte parfois les techniques ou l'influence de l'autre. Autrefois, les auteurs de télé et de radio avaient la même forme d'écriture. "Maintenant, on écrit avec nos yeux", dira François Avard. Les cinéastes préféreraient que le public soit attiré par leur film plutôt que par la vedette du film, un acteur ou une actrice vu(e) à la télé qui détient ce mérite, raconte Sophie Laurin. Peut-on croire en un éventuel mariage heureux entre ces deux formes d'art? A Télé-Québec, "Cinéma québécois / La Télévision", le mercredi 8 octobre, 21h.

A RADIO-CANADA: ce samedi, 14h, "Passion sports boxe" présente un combat diffusé en direct du Cabaret du Casino de Montréal. Puis, à 17h, Rebecca Makonnen ouvre le "Studio 12", lieu privilégié pour un happening musical inauguré par Ariane Moffatt, Marie-Jo Thério, Jérôme Minière, Beast et Cur de pirate.

A TVA: le mercredi 8 octobre, 20h, grâce à Normand (François Chénier), on trouve enfin la raison du décès de Colette Leblanc, ce qui, du coup, innocente l'équipe de Jouvence. Ce deuil rapprocherait-il Louise et Jean-Marc (Pascale Montpetit et Alain Zouvi) à "Destinées II"? Pour la 11e année, "Les Retrouvailles" reviendront à l'horaire deux fois cet automne et deux autres fois en 2009. Claire Lamarche poursuit ses recherches, aidée de toute une équipe, pour retrouver des êtres dispersés pour toutes sortes de raisons, le vendredi 10 octobre, 22h45.

A TELE-QUEBEC: malin, répugnant mais intelligent et intuitif: qui suis-je? Le rat. Le documentaire de "National Geographic / Malin comme un rat" nous explique qu'il est là pour rester malgré tous les moyens utilisés pour l'exterminer. Rien à faire. La gestation dure trois semaines et un couple de rats aura donné naissance à quelque 15 000 descendants, en un an. A Washington, on raconte qu'un quartier tout entier est maintenant sous l'emprise de ces rongeurs, le mardi 7 octobre, 20h.

A TV5: Patrick Sébastien a tenté une expérience peu commune: il a publié un livre sous un pseudonyme tout en poursuivant ses activités régulières, histoire de connaître l'impact de vivre une double identité. "La double vie de Joseph Lubsky" nous questionne sur nos préjugés, l'importance de l'image et le dédoublement pathologique, ce samedi, 20h.

A RDI: une population de laissés pour compte vit "Dans les entrailles de New York", à 30 mètres sous terre. On rencontre, entre autres, Brooklyn, une jeune femme qui y a élu domicile depuis 22 ans. Dans la noirceur, l'humidité, côtoyant les rats et les hyper-marginaux, elle rêve d'une chambre où, à l'abri de son incroyable infortune, elle pourrait enfin cesser d'avoir peur, le jeudi 9 octobre, 20h.

AU CANAL VIE: la photographe Sonia Jam qui, depuis 14 ans, rêve d'être mère, consacre une grande partie de son art à photographier des femmes enceintes, des pères avec leur enfant, des grands-parents avec leurs petits-enfants, comme pour conjurer le sort et "attraper" une grossesse comme un bonheur transmissible photographiquement. "L'image d'une vie", le jeudi 9 octobre, 20h.

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