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Richardson: Chavez est prêt à s'impliquer dans une relance des négociations pour libérer des otages des FARC

Photo: Bill Richardson, à gauche, et Hugo Chavez à Caracas, samedi. ASSOCIATED PRESS/Juan Carlos Solorzano/Miraflores Press Office

International | Dimanche 27 avr 2008 | 12:18

Richardson: Chavez est prêt à s'impliquer dans une relance des négociations pour libérer des otages des FARC

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Par Rachel Jones, ASSOCIATED PRESS

CARACAS, Venezuela - Le gouverneur du Nouveau-Mexique Bill Richardson a affirmé dimanche à Caracas que le président vénézuélien Hugo Chavez était "prêt" à apporter sa contribution pour entamer de nouvelles négociations destinées à obtenir la libération de trois Américains retenus en otages par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).

Arrivé vendredi soir au Venezuela, le gouverneur démocrate a précisé dans un entretien téléphonique à l'Associated Press qu'il envisageait d'émettre une proposition en faveur de la libération des trois Américains dans la semaine à venir et expliqué que M. Chavez était prêt à oeuvrer avec lui en tant que "médiateur".


Les deux hommes se sont rencontrés samedi soir pour discuter du dossier des otages. Le président vénézuélien n'a fait aucune déclaration à la suite de leur entretien.


Un peu plus tôt dans la journée, Hugo Chavez avait souligné qu'il ignorait s'il serait à nouveau en mesure d'apporter son aide. "Je vais l'écouter, pour voir comment nous pourrions" faire, avait-il dit.


Bill Richardson a précédemment participé à des négociations pour la libération d'otages américains en Corée du Nord, en Irak et au Soudan. L'ancien ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'ONU et secrétaire à l'Energie sous la présidence Clinton a déclaré à l'AP qu'il avait eu une entrevue "très fructueuse" avec le chef de l'Etat vénézuélien, mais n'a pas fourni de détails sur la manière dont les deux hommes comptaient aller de l'avant.


"J'ai accompli les deux choses pour lesquelles j'étais venu", a-t-il dit. "En premier lieu, Chavez a accepté de travailler avec moi en tant que médiateur", a-t-il dit. "Mais il ne sera pas le seul, évidemment. Et deuxièmement, il a déclaré qu'il était prêt à apporter sa contribution pour engager à nouveau des négociations".


Si le gouverneur du Nouveau-Mexique a souligné qu'il oeuvrait principalement pour obtenir la libération des trois otages américains retenus depuis 2003, il a également l'espoir d'apporter son aide pour d'autres otages, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.


"Je m'inquiète au sujet de (sa) santé", a-t-il confié. "Dans un conflit comme celui-ci, il est facile d'oublier que des êtres humains (...) souffrent, sont malades et doivent être sortis de là".


Les récentes tentatives destinées à obtenir la libération des otages ou à entrer en contact avec des personnes retenues en captivité -dont la mission humanitaire française soutenue par la Suisse et l'Espagne en faveur d'Ingrid Betancourt-ont échoué.


Les guérilléros ont unilatéralement libéré plusieurs otages cette année après intervention du président Chavez dans le dossier.


Mais le dirigeant des FARC Ivan Marquez, dans un entretien mis en ligne samedi sur le site web du quotidien argentin "Perfil", a déclaré que l'assassinat le mois dernier du commandant rebelle Raul Reyes par l'armée colombienne avait mis fin à toute possibilité de poursuivre des négociations. Il a cependant observé que la mère d'Ingrid Betancourt "voyait en Chavez le seul espoir, et avait raison".


A son arrivée à Caracas, Bill Richardson avait expliqué qu'il effectuait cette visite à la demande des familles des trois ressortissants américains -Marc Gonsalves, Thomas Howes et Keith Stansell-enlevés en 2003, estimant que le chef d'Etat vénézuélien pouvait peser de toute son influence sur les FARC. Le gouverneur avait rencontré le président Alvaro Uribe le mois dernier en Colombie.


Les rebelles colombiens proposent d'échanger une quarantaine d'otages dont Ingrid Bétancourt contre des rebelles incarcérés en Colombie. Mais le président Uribe rejette toute implication de son homologue vénézuélien Hugo Chavez concernant un éventuel accord humanitaire, acceptant comme seuls interlocuteurs des représentants de l'Eglise catholique, de la France, de la Suisse et de l'Espagne.

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