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Retrait des forces russes d'Ossétie du Sud

International | Lundi 08 sep 2008 | 11:34

Retrait des forces russes d'Ossétie du Sud

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THE ASSOCIATED PRESS

MOSCOU - Le président russe Dimitri Medvedev a affirmé lundi que 200 observateurs de l'Union européenne seront déployés en Ossétie du Sud d'ici au 1er octobre, et que la Russie s'engageait à retirer ses forces de Géorgie après le déploiement de ces observateurs.

M. Medvedev a également déclaré, lors d'une conférence de presse commune à Moscou avec son homologue français Nicolas Sarkozy, que des pourparlers internationaux sur la sécurité en Ossétie du Sud commenceraient le 15 octobre à Genève, et il a assuré que la Russie respectait entièrement les termes du cessez-le-feu négocié par le président français au mois d'août.


De son côté, Nicolas Sarkozy a annoncé d'ici un mois le retrait complet des forces militaires russes du territoire géorgien, hors Ossétie et Abkhazie.


Nicolas Sarkozy a aussi annoncé la levée d'ici sept jours de tous les check-points entre Poti (le grand port sur la Mer Noire, où les Russes sont toujours déployés) et Senaki, plus à l'ouest.


M. Medvedev a de son côté lié ce retrait à une lettre d'engagement de non-recours à la force de la part du président géorgien Mikhaïl Saakachvili.


Le président Sarkozy a ajouté que si le document présenté ce lundi entrait en vigueur, il n'y avait "aucune raison" pour que les discussions sur le partenariat stratégique UE-Russie, gelées lors du Conseil européen du 1er septembre, "ne reprennent pas dès le mois d'octobre".


"Nous voulons un partenariat, nous voulons la paix", a-t-il ajouté. "Qui peut imaginer que ça arrangerait les affaires du monde qu'il y ait une opposition entre l'Union européenne et la Russie?", s'est interrogé M. Sarkozy, en affirmant que cet accord représentait "le maximum de ce qu'on pouvait faire".


Après ces entretiens qui ont duré plus de quatre heures à la résidence présidentielle de Mayendorff, près de Moscou, Nicolas Sarkozy, accompagné par le président de la Commission José Manuel Barroso et le chef de la diplomatie européenne Javier Solana, devait se rendre lundi en fin d'après-midi à Tbilissi.

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