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![]() Photo: THE ASSOCIATED PRESS/Charles DharapakInternational | Mardi 07 oct 2008 | 15:43Présidentielle américaine: deuxième débat crucial pour John McCain |
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THE ASSOCIATED PRESS
WASHINGTON - Distancé dans les sondages à quatre semaines de l'élection présidentielle, le candidat républicain John McCain jouait gros mardi soir à l'occasion de son deuxième débat télévisé avec son rival démocrate Barack Obama. Le sénateur de l'Arizona était a priori avantagé par le "format" du duel, qui représentait une de ses dernières chances d'inverser la tendance avant le scrutin du 4 novembre, de l'avis des observateurs. MM. Obama et McCain devaient se retrouver à 21h à l'université Belmont à Nashville (Tennessee) pour le deuxième de leurs trois débats, alors que la campagne entre les deux camps s'est durcie ces derniers jours.
Contrairement au premier duel organisé le 26 septembre à Oxford (Missouri), les questions seront cette fois posées par des membres du public et des internautes, un format dit "town hall", en prise directe avec l'électeur, qu'affectionne particulièrement John McCain. Les thèmes abordés pourront aussi bien concerner les affaires étrangères que la politique intérieure, alors que le premier débat avait porté sur la politique étrangère et la crise financière.
Pour chaque question, les candidats auront un temps de réponse de deux minutes, suivies d'une brève discussion d'une minute. Le duel sera arbitré par le journaliste de NBC Tom Brokaw.
Les réunions "town hall", où les électeurs peuvent poser des questions aux candidats, sont la marque de fabrique de M. McCain. Elles l'ont aidé à gagner sa réputation de "franc parler" lors de sa campagne présidentielle avortée de 2000 et à remporter les primaires républicaines cette année. Barack Obama y a eu recours de manière sporadique durant la campagne, sa dernière réunion de ce type remontant au 12 septembre.
Le débat pourrait donner lieu à de vifs échanges alors que la campagne s'est durcie ces derniers jours entre les deux candidats, l'équipe McCain ayant déclenché les hostilités ce week-end en cherchant à dépeindre M. Obama comme proche de l'extrême gauche.
La candidate républicaine à la vice-présidence Sarah Palin a accusé le sénateur de l'Illinois de "copiner avec les terroristes", faisant référence à ses liens avec l'ancien militant de la gauche radicale Bill Ayers, co-fondateur d'un groupe ayant commis des attentats dans les années 60. Une attaque lancée sans aucune preuve pour l'étayer.
Mme Palin a également évoqué les liens du candidat démocrate avec son ancien pasteur, le sulfureux révérend Jeremiah Wright. En meeting lundi au Nouveau-Mexique, John McCain a lui-même cherché à jeter le doute sur son adversaire en lançant: "Qui est vraiment le sénateur Obama?"
Le candidat démocrate a de son côté estimé en Caroline du Nord que son adversaire s'engageait "dans les habituelles ruses politiques et techniques de diffamation" pour tenter de détourner l'attention des vrais problèmes. Son équipe de campagne a riposté avec un spot télévisé accusant M. McCain d'avoir eu un comportement "erratique" face à la crise financière et d'être "largué sur l'économie".
Le camp Obama a également évoqué une affaire potentiellement embarrassante pour M. McCain dans une vidéo diffusée sur Internet: son soutien à la fin des années 80 à Charles Keating, un homme d'affaires qui allait être par la suite reconnu coupable de fraude boursière. La commission d'éthique du Sénat avait mené une enquête sur les relations de cinq sénateurs, dont John McCain, avec Keating, concluant que le sénateur de l'Arizona avait commis une "erreur de jugement".
Les liens passés entre M. McCain et une organisation privée qui avait fourni une aide aux Contras en lutte contre le gouvernement sandiniste de gauche au Nicaragua sont aussi examinés avec plus d'acuité. Cette organisation internationale, le Conseil américain pour la liberté dans le monde, vouée à l'élimination du communisme, avait des relations avec d'ancien collaborateurs nazis et des escadrons de la mort d'extrême droite en Amérique centrale.
Son fondateur, le général américain à la retraite John Singlaub, a déclaré que John McCain a été associé à l'organisation au début des années 80, mais qu'il était un sympathisant et non un membre actif du groupe.
Selon le dernier sondage de l'institut Gallup, Barack Obama est crédité de 50% des intentions de vote contre 42% pour John McCain. Le candidat démocrate enregistre ainsi une avance importante sur le plan statistique pour le dixième jour d'affilée -un record tous candidats confondus dans la campagne post-primaires de cette année, souligne l'institut. De nouveaux sondages donnent également M. Barack en tête dans les Etats clés de l'Ohio et du Wisconsin et faisant jeu égal avec M. McCain dans l'Indiana.
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