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Le PQ demande au gouvernement de dire sa solution au financement du 9-1-1

National | Mardi 15 avr 2008 | 19:23

Le PQ demande au gouvernement de dire sa solution au financement du 9-1-1

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Par Jocelyne Richer, LA PRESSE CANADIENNE

QUEBEC - Deux ans après la signature du pacte fiscal, qui annonçait pourtant la solution au problème du financement des centres d'urgence 9-1-1, Québec n'arrive toujours pas à régler la question.

Mardi, l'opposition péquiste a voulu savoir quelle solution serait finalement retenue par le gouvernement pour financer adéquatement les centres d'urgence 9-1-1, qui craignent pour leur avenir et s'impatientent de voir les fonds entrer.

Mais ni le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, ni la ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, n'a été capable, mardi, de préciser la solution préconisée par Québec dans ce dossier.

A la suite d'une dépêche produite lundi par La Presse Canadienne et révélant que le gouvernement faisait volte-face en renonçant à imposer une redevance aux compagnies de téléphonie cellulaire, le leader de l'opposition péquiste, François Gendron, est intervenu en Chambre pour demander à la ministre Normandeau quelle était sa "solution de rechange pour s'assurer que quelqu'un répondra au service d'urgence".

La ministre a répliqué qu'elle était à la recherche du meilleur "véhicule compensatoire qui fera en sorte que nos services d'appels 9-1-1 bénéficient d'un meilleur financement".

De son côté, interrogé en conférence de presse pour savoir pourquoi Québec n'avait toujours pas donné suite à l'engagement pris il y a deux ans, le ministre Dupuis n'a pas nié les informations diffusées par la Presse Canadienne la veille.

Il s'est contenté de dire que le problème des centres d'urgence 9-1-1 n'était "pas résolu pour l'instant", sans vouloir faire plus de commentaires.

Rappelons qu'en avril 2006, en adoptant le pacte fiscal avec les municipalités, le gouvernement Charest s'était engagé à adopter une loi visant à imposer une redevance aux compagnies de téléphonie sans fil, incluant le service Internet.

Or, aucun projet de loi n'a été déposé à ce jour.

L'idée consistait à imposer une redevance aux compagnies, qui auraient à leur tour à taxer les usagers du cellulaire, pour verser l'argent ensuite aux municipalités, chargées d'encadrer les services d'urgence.

Depuis des années, les 45 centres d'urgence du Québec crient famine et comptent beaucoup sur cette nouvelle taxe pour offrir un service de qualité aux milliers de personnes en détresse qui composent le 9-1-1.

Pour ces centres, le manque à gagner annuel est évalué à 25 millions $.

Cette situation pourrait faire en sorte que la qualité du service, voire la sécurité du public, pourraient être menacées, selon l'Association des centres d'urgence du Québec.

La ministre Normandeau a dit mardi que son objectif, par rapport à 2006, demeurait le même et, qu'il lui importait de rétablir l'équité entre les abonnés du téléphone sans fil et ceux qui ont un téléphone avec fil, qui payent déjà une taxe pour le 9-1-1.

Visiblement, deux années de discussions avec le milieu n'ont pas suffi pour trouver une solution concrète à appliquer.

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