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Pages Jaunes doit se débattre contre la mauvaise perception venant des Etats-Unis

Économie | Jeudi 08 mai 2008 | 17:15

Pages Jaunes doit se débattre contre la mauvaise perception venant des Etats-Unis

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Par Sylvain Larocque, LA PRESSE CANADIENNE

MONTREAL - Le Groupe Pages Jaunes (TSX:YLO.UN) doit se débattre contre la mauvaise tenue des médias imprimés aux Etats-Unis, qui nuit au cours boursier de ses parts malgré de solides résultats.

"Il y a beaucoup de conjectures, particulièrement aux Etats-Unis, au sujet de la santé du secteur de l'imprimé", a relevé jeudi le président et chef de la direction des Pages Jaunes, Marc Tellier, lors d'une conférence de presse tenue à l'issue de l'assemblée annuelle des porteurs de parts, à Montréal.

"Pourtant, je pense que la dynamique du marché est radicalement différente dans les deux pays, a-t-il poursuivi. Il y a moins de fragmentation des médias au Canada."

Dans l'espoir de renverser la vapeur, la fiducie de revenus a annoncé à la fin mars un important programme de rachat de parts, par lequel elle dépensera 300 millions $ pour retirer jusqu'à 25 millions de parts du marché, soit 5 pour cent du total.

Les dirigeants des Pages Jaunes admettent que les revenus des annuaires papier progressent peu. Les deux tiers de la croissance de la société montréalaise proviennent désormais des activités en ligne.

"Ce sont les services en ligne qui sont le moteur de la croissance à ce moment-ci, c'est sûr", a convenu le chef de la direction financière des Pages Jaunes, Christian M. Paupe.

Au premier trimestre, terminé le 31 mars, les revenus découlant des activités en ligne ont bondi de 47,7 pour cent par rapport à la même période l'année dernière, pour atteindre 53,5 millions $, soit 13 pour cent du total. L'entreprise vise le seuil de 20 pour cent d'ici 2010.

Marc Tellier ne craint pas, par ailleurs, que le ralentissement économique, ni même une éventuelle récession, ne nuisent indûment aux résultats des Pages Jaunes. Il dit avoir noté une légère augmentation des faillites de PME - la principale clientèle de l'éditeur - mais rien de dramatique.

"Si on regarde les 55 dernières années, on n'a pas eu de gros ralentissement en période de récession, a affirmé M. Tellier. On ne voit pas (d'effet) en ce moment dans notre entreprise."

Malgré la morosité actuelle au sud de la frontière, qui pourrait favoriser des acquisitions, Pages Jaunes n'entend pas mettre d'efforts particuliers là-dessus pour l'instant. La priorité est de "finir ce qu'on a commencé", c'est à dire l'intégration des publications de la chaîne Trader (vente de véhicules et d'autres biens), acquises il y a plus de deux ans.

L'opération a été plus "complexe" que prévu, a reconnu Marc Tellier. Au premier trimestre, les revenus de ce secteur n'ont progressé que de 2,5 pour cent, mais son bénéfice d'exploitation a crû de 16,1 pour cent.

Résultats

Au premier trimestre, le Fonds de revenu Pages Jaunes a déclaré un bénéfice net de 127 millions $ (24 cents par part), en hausse de 5 pour cent par rapport aux 121 millions $ (23 cents par part) dégagés pendant la même période de l'année dernière.

Les analystes sondés par Thomson Financial tablaient sur un bénéfice par part variant entre 25 et 35 cents.

Les revenus du premier trimestre se sont élevés à 414,6 millions $, en progression de 7,9 pour cent, grâce à la croissance interne et à l'acquisition des services d'annuaires de Bell Aliant, l'an dernier.

La marge d'exploitation du secteur des annuaires a atteint un nouveau record de 60,2 pour cent.

Le titre des Pages Jaunes a clôturé jeudi à 10,71 $ à la Bourse de Toronto, en hausse d'un cent.

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