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International | Mardi 16 sep 2008 | 15:18Ouverture des discussions entre les factions rivales libanaises |
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Par Zeina Karam, THE ASSOCIATED PRESS
BEYROUTH - Les factions rivales libanaises se sont mises d'accord mardi pour élaborer une stratégie de défense nationale qui pourrait à terme aboutir au transfert des armes du Hezbollah au sein de l'armée, une question qui divise les différentes parties.Les dirigeants de 14 mouvements politiques ont entamé mardi un dialogue national au palais présidentiel pour des discussions dirigées par le président Michel Sleimane. Après une première réunion qui aura duré trois heures, les discussions ont été reportées au 5 novembre.
La rencontre rassemble les signataires de l'accord qui avait été paraphé à Doha le 21 mai pour tenter de mettre un terme à la crise politique libanaise qui menaçait de dégénérer en guerre civile.
Un communiqué, rendu public par les services du président, précise que les participants se sont mis d'accord pour aborder la question de la stratégie de défense afin de "parvenir à une vision commune". Ils vont également essayer d'apaiser les tensions dans le pays et d'éviter les provocations politiques dans leurs médias respectifs.
Avant la prochaine réunion, Michel Sleimane aura des entretiens individuels avec les différentes factions, qu'il a exhortées à des réunions bilatérales pour s'assurer du succès du dialogue.
Dans le cadre de la stratégie de défense, les armes du Hezbollah pourraient être transférées à l'armée libanaise. Mais avant l'ouverture des discussions, il semblait clair que le Parti de Dieu et la majorité parlementaire auraient du mal à s'entendre sur l'avenir de cet arsenal.
Le Hezbollah refuse de déposer les armes, estimant qu'elles sont nécessaires pour se protéger contre Israël. Le président Sleimane s'est dit "certain" en ouverture des discussions que les différentes parties pourront s'entendre sur une stratégie qui protégera le Liban, grâce à son armée et aux "ressources et capacités de la résistance".
Mais Mohammed Raad, un parlementaire du Hezbollah qui représentait la milice chiite pour cette première journée, a réitéré son refus de désarmer. "La question peut être débattue en théorie, mais la réponse est claire et la décision a déjà été prise", avait-il noté dimanche.
Le parlementaire Saad Hariri, qui dirige la majorité antisyrienne au Parlement, a estimé que de telles déclarations réduisaient le dialogue à une "simple séance photos".
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