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International | Vendredi 18 jui 2008 | 23:12Nicolas Sarkozy assure vouloir apporter de "véritables réponses" aux Irlandais |
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Dans la semaine, des propos attribués à Nicolas Sarkozy, qui aurait jugé devant les députés UMP à l'Elysée que l'Irlande devra revoter, avaient été fraîchement accueillis dans le pays. Le chef du Parti travailliste dans l'opposition Eamon Gilmore avait même estimé que M. Sarkozy, qui préside le Conseil européen depuis le 1er juillet, avait "sérieusement mis les pieds dans le plat".
Dans son entretien au quotidien irlandais "Irish Times", Nicolas Sarkozy affirme venir à Dublin "pour "écouter et pour comprendre". Dans le même temps, il écarte l'idée d'une nouvelle Conférence intergouvernementale qui renégocierait le texte et explique que "le choix est entre (le traité de) Nice et Lisbonne".
"Cela fait maintenant plus de dix ans que nous débattons des questions institutionnelles. Elles ont été examinées dans le moindre détail. Il est temps d'en finir", estime le président français, qui dit ne pas croire "que les 26 partenaires de l'Irlande soient prêts à s'engager dans une nouvelle Conférence intergouvernementale".
"C'est pour cela que le choix est entre (le traité de) Nice et Lisbonne", conclut-il. "Quant à l'Europe à plusieurs vitesse, je ne la souhaite pas; elle ne pourrait être envisagée qu'en dernière hypothèse".
"Un blocage persistant aurait des conséquences sur l'élargissement mais aussi sur la Commission puisque si l'on en reste à Nice, la Commission sera plafonnée dès l'année prochaine", prévient le président français. Alors que certains électeurs irlandais étaient préoccupés par la perte éventuelle d'un commissaire permanent en 2014, Nicolas Sarkozy estime qu'ils "ont pris le risque de perdre le commissaire irlandais dès 2009 au lieu de 2014".
Le président français juge qu'il faut être "prudent" sur la question du maintien ou non d'un commissaire par Etat. "Je ne suis pas sûr qu'une Commission pléthorique pourrait remplir sa tâche avec toute l'efficacité nécessaire", dit-il. "Mais je ne veux écarter a priori aucune solution qui serait compatible avec les traités serait acceptable pour tous".
Le chef de l'Etat français réitère son souhait de pouvoir proposer une solution ou au moins une méthode lors du Conseil européen d'octobre ou de décembre, car "les Européens doivent savoir sur quelles bases ils éliront leurs représentants au Parlement européen" en juin 2009. "Il faudra bien savoir un peu à l'avance sous quel régime juridique, Nice ou Lisbonne, nous prendrons ces décisions: c'est le rôle de la Présidence que de préparer ces échéances; elle le fera naturellement dans le respect du vote exprimé par les Irlandais".
Le président français se dit convaincu que les électeurs irlandais "n'ont pas simplement voulu garder le traité de Nice", mais pense "qu'ils ont plutôt voulu faire part de leurs inquiétudes et de leurs critiques sur la manière dont l'Europe fonctionne".
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