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Marois invite les athlètes québécois à s'adresser aux autorités olympiques

National | Dimanche 10 aoû 2008 | 18:31

Marois invite les athlètes québécois à s'adresser aux autorités olympiques

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Par Rolando Gomes, LA PRESSE CANADIENNE

MONTREAL - La chef du Parti québécois (PQ), Pauline Marois, a invité dimanche les athlètes québécois présents à Pékin à exprimer leur mécontentement auprès des autorités olympiques à propos de l'interdiction les empêchant de brandir le drapeau du Québec.

A l'issue d'un discours qui clôturait le camp d'orientation et de formation du Comité national des jeunes du PQ (CNJPQ), à Val-Morin, dans les Laurentides, Pauline Marois a précisé que les athlètes qui le souhaitaient pouvaient prendre de telles initiatives, mais qu'il revenait aux acteurs politiques de faire les démarches pertinentes en ce sens.

Elle a ajouté qu'une voix en démocratie représentait une voix et que l'opinion d'un des 69 Québécois présents à Pékin était tout aussi valable que celle de n'importe quel autre athlète.

Pauline Marois a dénoncé l'"à-plat-ventrisme" de Jean Charest et s'est dite déçue qu'il se soit montré aussi peu audacieux à ce sujet.

Samedi, le premier ministre du Québec, alors en mission en Chine dans le cadre de la 4e Conférence des chefs de gouvernement des Régions partenaires, avait indiqué ne pas avoir l'intention de protester contre les mesures qui empêchent les athlètes québécois de brandir le fleurdelisé aux Jeux olympiques de Pékin.

La chef péquiste a par ailleurs affirmé vouloir libérer le Québec de sa dépendance vis-à-vis le pétrole au cours des 10 prochaines années qui suivraient l'élection du PQ.

Dénonçant lors de son discours le fait que le Québec soit prisonnier de la fluctuation du prix du pétrole, Pauline Marois a proposé de régler le problème par l'indépendance du Québec et en développant des modes de transports alternatifs efficaces, accessibles et utilisant des sources d'énergie renouvelables.

En point de presse, Mme Marois a toutefois précisé qu'il ne serait pas possible d'éliminer complètement la dépendance du Québec à l'égard du pétrole. Elle désire néanmoins la réduire de "manière très significative".

Elle a ajouté que "le Québec est le pays des énergies renouvelables et qu'il faudrait miser davantage sur l'hydroélectricité et sur l'énergie éolienne, une énergie propre et renouvelable "qu'on devrait mieux harnacher et mieux utiliser".

La chef péquiste n'a pas voulu préciser par quels moyens elle entendait mettre en oeuvre cette idée. Elle a cependant assuré qu'il s'agissait d'une "orientation fondamentale du Parti québécois" qui sera réalisée lorsque son parti sera au pouvoir.

Le camp d'orientation et de formation du CNJPQ était une occasion pour les jeunes militants péquistes de partout au Québec de se réunir afin d'orienter leurs actions et de préparer les rentrées politique et scolaire. L'événement de deux jours s'est déroulé sur fond de célébrations, puisque le PQ fêtera ses 40 ans d'existence cet automne.

Au cours des prochains mois, les membres du CNJPQ devront discuter de plusieurs enjeux qui les concernent. Parmi ces enjeux figure celui du financement de l'éducation postsecondaire. Le CNJPQ a déjà rejeté l'idée de tripler les droits de scolarité universitaires pour les porter à la moyenne canadienne - comme l'avait proposé la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec au début du mois d'août.

Les jeunes péquistes proposent plutôt la tenue d'un sommet sur le financement de l'éducation postsecondaire.

A l'issue du discours de Pauline Marois, la présidente du CNJPQ, Isabelle Fontaine, a indiqué que son organisation allait faire une tournée auprès de ses 25 000 membres pour examiner les différentes positions qui pourraient y être présentées.

Entre-temps, le CNJPQ préconise un retour au gel des droits de scolarité jusqu'à la tenue du sommet. Cette rencontre, a-t-elle précisé, réunirait l'ensemble des acteurs concernés par l'éducation, tant le gouvernement que les étudiants, les recteurs et les syndicats d'enseignants.

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