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La journée nationale d'action des autochtones se déroule dans le calme

National | Jeudi 29 mai 2008 | 21:48

La journée nationale d'action des autochtones se déroule dans le calme

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Par Sue Bailey, LA PRESSE CANADIENNE

OTTAWA - Des milliers de Canadiens ont manifesté dans le calme jeudi à l'occasion de la journée nationale d'action des autochtones.

Aucun incident majeur n'a été signalé en dépit de craintes de confrontations à Caledonia, en Ontario, où une revendication territoriale a tourné à la dispute ces deux dernières années, et plus à l'est à Deseronto, où des protestataires avaient bloqué une autoroute l'année dernière.

L'Assemblée des Premières Nations avait pressé les participants à ne pas troubler l'ordre public et à attirer l'attention sur la pauvreté des enfants.

"Cette journée n'a jamais été destinée à bloquer des routes ou des lignes de chemin de fer. Il s'agit réellement d'une tentative de notre part de se rapprocher des Canadiens et de les inviter à participer à une journée bien spéciale pour les Premières Nations", a déclaré le Chef national de l'Assemblée des Premières Nations, Phil Fontaine.

Plusieurs centaines de personnes ont marché jusqu'au Parlement fédéral à Ottawa. Un rassemblement accompagné de discours et de musique devait réunir environ 2000 participants mais au plus fort de la journée, la police a estimé la foule à environ 1000 personnes.

A Oka, près de Montréal, la route 344 a été partiellement bloquée par des groupes de personnes masqués. Le blocus érigé vers 10h a été levé cinq heures plus tard.

Un tronc d'arbre avait été placé sur la chaussée et un feu de camp avait été allumé, le tout sous les regards des policiers de la Sûreté du Québec dépêchés sur les lieux.

Une voie de contournement avait été mise en place pour les automobilistes.

A Toronto, des tentes avaient été montées sur la pelouse de l'Assemblée législative de l'Ontario, où des manifestants ont campé pendant quatre jours.

D'autres manifestations se sont tenues à travers le pays, notamment à Vancouver, à Prince Albert, en Saskatchewan, au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest.

A Ottawa, le ministre des Affaires indiennes, Chuck Strahl, a reçu la visite impromptue de Shannen Koostachin, âgée de 13 ans, une élève de la communauté ontarienne de Attawapiskat.

Shannen Koostachin et plusieurs autres élèves avaient fait le voyage pour venir réclamer encore une fois une nouvelle école pour la communauté du nord de la province.

Le ministre s'est entretenu avec la jeune fille. "Vous pouviez sentir qu'il était nerveux", a-t-elle commenté après la rencontre.

Shannen Koostachin a été impressionnée par le faste du bureau du ministre. "J'aimerais bien que ma classe ressemble à ça", a lancé la jeune fille à M. Strahl.

Le groupe d'élèves est toutefois reparti bredouille, n'obtenant pas d'échéancier pour la construction d'un nouvel édifice.

Environ 400 jeunes suivent leurs cours dans huit vieilles maisons mobiles depuis la fermeture de leur école en 2000 en raison d'une fuite massive de diesel dans le système de chauffage.

Le ministre a affirmé que la situation n'était pas idéale, mais qu'elle ne mettait pas en danger la santé et la sécurité des élèves.

Des cris de honte se sont fait entendre parmi la foule d'environ 1000 personnes devant le Parlement après que Shannen Koostachin eut fait part au micro de l'inflexibilité du ministre.

M. Strahl a confié plus tard aux journalistes que l'école de Attawapiskat figurait parmi une série de projets coûteux qui devaient être considérés en ordre de priorité.

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