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John McCain clôt la convention républicaine avec son discours d'acceptation

International | Jeudi 04 sep 2008 | 14:47

John McCain clôt la convention républicaine avec son discours d'acceptation

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Par Steven Hurst, THE ASSOCIATED PRESS

SAINT PAUL, Minnesota - John McCain devait prononcer jeudi soir son discours d'acceptation comme candidat à la présidentielle du 4 novembre, ultime temps fort d'une convention républicaine marquée la veille par le grand oral très applaudi de sa colistière Sarah Palin, qui a attaqué vigoureusement le candidat démocrate Barack Obama.

John McCain a été investi officiellement mercredi soir par les délégués réunis à Saint Paul (Minnesota) lors d'un vote sans surprise, qui a été éclipsé par le discours de Mme Palin. La gouverneure de l'Alaska a réussi à galvaniser l'assistance en faveur du "ticket" républicain et a déclencher l'enthousiasme des conservateurs.


Au centre de révélations potentiellement embarrassantes depuis l'annonce de sa désignation vendredi, Mme Palin jouait gros en montant à la tribune de la convention. Mais elle a réussi ce qui apparaissait comme un test. De bon augure pour John McCain, qui a peiné jusqu'ici à séduire la droite chrétienne, électorat-clé du parti.


En quelques jours, Mme Palin, qui avant sa désignation comme colistière était quasi-inconnue, est devenue une des figures les plus controversées de la vie politique américaine, et son discours était très attendu.


Elle a pris soin de présenter sa famille: son mari et ses cinq enfants, dont un fils militaire qui va bientôt servir en Irak, sa fille de 17 ans Bristol, dont la grossesse a défrayé la chronique, et un fils trisomique né en avril. "Notre famille connaît les mêmes hauts et bas que n'importe quelle autre, les mêmes défis et les mêmes joies", a-t-elle déclaré.


Dans son discours aux accents anti-élite, elle s'en est vivement prise à Barack Obama. "La victoire en Irak est finalement en vue; il veut renoncer", a-t-elle lancé. Les terroristes d'Al-Qaïda continuent à comploter pour infliger des dommages catastrophiques à l'Amérique; il a peur que personne ne leur lise leurs droits."


Rebondissant sur le thème de la convention "Country First" (le pays d'abord), elle a également reproché au candidat démocrate, qu'elle n'a à aucun moment nommé, de n'être intéressé que par son propre avenir. "En politique, il y a des candidats qui utilisent le changement pour promouvoir leur carrière", a-t-elle dit en allusion au mot-clé de la campagne d'Obama. "Et puis il y a ceux, comme John McCain, qui utilisent leur carrière pour promouvoir le changement."


Gouverneure depuis seulement deux ans, Sarah Palin a également répondu à ses détracteurs qui lui reprochent une expérience courte et limitée aux frontières de son Etat, l'Alaska. "Je ne fais pas partie de l'establishment politique permanent", a-t-elle déclaré. "Et j'ai vite appris ces derniers jours, que si vous n'êtes pas un membre de l'élite de Washington comme il faut, alors certains dans les médias considèrent que vous n'êtes pas qualifié pour cette seule raison."


"Mais voici un petit flash d'information pour tous ces journalistes et tous ces commentateurs: je ne vais pas à Washington pour rechercher leurs bonnes grâces, je vais à Washington pour servir les gens de ce grand pays."


Après ce discours, qui a ravi la foule des républicains rassemblée au Xcel Center, à Saint Paul, M. McCain a fait sa première apparition à la convention pour saluer sa colistière et sa famille. "Ne croyez-vous pas que nous avons fait le bon choix pour le prochain vice-président des Etats-Unis?", a-t-il lancé. Opposée à l'avortement, membre de la National Rifle Association (NRA), le puissant lobby des armes à feu, et apôtre des valeurs familiales traditionnelles, Mme Palin est la première femme candidate à la vice-présidence sur un ticket républicain.


Le colistier de Barack Obama, l'expérimenté sénateur Joseph Biden, a félicité Mme Palin pour sa prestation mais a ajouté qu'elle n'avait pas parlé de sujets très importants pour les Américains. "Je n'ai pas entendu l'expression 'classe moyenne', je n'ai pas entendu un seul mot sur le système de santé, ni sur ce que nous allons faire sur la crise du logement, l'enseignement supérieur, toutes les choses qui pèsent sur la classe moyenne", a-t-il déclaré jeudi sur la chaîne CBS.

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