
Sports | Vendredi 03 oct 2008 | 14:47Gainey, à la manière d'André Savard |
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«On peut dire, de par la position dans laquelle je suis, que c'est mon équipe. Mais ce n'est pas vraiment le cas.»
Bob Gainey s'est joint aux Canadiens à la fin de la saison 2002-2003. Le Tricolore venait alors de connaître une autre saison en dents de scie, terminant au 10e rang de la conférence de l'Est avec 77 points. S'en sont suivies des saisons de 93, 93, 90 et 104 points l'année dernière.
Pour Gainey, le crédit doit revenir en grandes parties à André Savard, qui a dû composer avec une reconstruction, des années difficiles et l'opinion négative des partisans.
«Quand je suis arrivé à Montréal il y a cinq ans, André Savard avait déjà commencé sur un chemin qu'on suit aujourd'hui. Un chemin nécessaire et intelligent.»
La philosophie des deux hommes représente d'ailleurs l'une des raisons pourquoi la transition s'est si bien faite au poste de directeur général. À une époque où les agents libres n'ont jamais coûté aussi cher, Gainey, comme Savard, croit qu'une bonne équipe passe davantage par de bons repêchages que par «l'achat de joueurs.»
«On ne peut pas acheter tous les joueurs que l'on veut. On suit une philosophie qui consiste à avoir le plus grand nombre de jeunes joueurs avec nous.»
Et avec les Kostitsyn, Price, Higgins, Plekanec, Markov et Komisarek, tous issus du système du Tricolore, Bob Gainey peut se permettre de penser à la coupe Stanley en cette année du centenaire. Si le scénario se réalise, il faudra également avoir une pensée pour André Savard...
Frédéric Bhérer / Corus Sports
Daniel Côté / CKAC Sports
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