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Les Forces canadiennes enquêteront sur la mort de Jérémie Ouellet

National | Mardi 11 mar 2008 | 22:42

Les Forces canadiennes enquêteront sur la mort de Jérémie Ouellet

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LA PRESSE CANADIENNE

KANDAHAR, Afghanistan - Une enquête a été lancée après la découverte du corps d'un soldat québécois dans la base militaire principale de Kandahar, en Afghanistan.

Le bombardier Jérémie Ouellet, 22 ans, originaire de Matane, a été retrouvé mort mardi après-midi dans les dortoirs de l'aérodrome de Kandahar. Il était basé à Shilo, au Manitoba, et faisait partie du régiment Royal Canadian Horse Artillery.

"La mort du soldat n'est pas reliée au combat", a affirmé le brigadier général Guy Laroche lors d'un point de presse, 12 heures après la découverte du corps.

Le Service national des enquêtes des Forces canadiennes se penchera sur les circonstances entourant le décès. Le service enquête sur tous les incidents impliquant le personnel militaire au pays ou à l'étranger.

Un communiqué du ministère de la Défense nationale indique qu'on a écarté la possibilité qu'une action ennemie soit la cause du décès du soldat Ouellet. L'armée n'a voulu émettre aucun autre commentaire en raison de l'enquête en cours.

"Nos pensées sont avec la famille et les amis du soldat Ouellet, a dit M. Laroche. Notre priorité, en ce moment, est d'offrir le meilleur soutien possible à sa famille et ses collègues."

L'aérodrome de Kandahar compte plus de 10 000 soldats de la Force internationale d'assistance à la sécurité. Il s'agit du quartier général de la mission canadienne, mais on y retrouve aussi un grand nombre de militaires américains, britanniques et néerlandais.

Bien qu'environ 2500 soldats canadiens soient déployés en Afghanistan, plus de la moitié d'entre eux vivent à l'extérieur de l'aérodrome.

Jérémie Ouellet est le 80e membre des Forces armées canadiennes à mourir en Afghanistan depuis le premier envoi de troupes par le Canada en 2002. Un diplomate canadien est aussi mort dans ce pays.

La dernière fois qu'un militaire canadien a été tué sur la base remonte à mars 2007. Le caporal Kevin Megeney, 25 ans, réserviste du 1er bataillon des Nova Scotia Highlanders, est mort d'un coup de feu à la poitrine. L'enquête sur cet incident est toujours en cours.

En août 2006, le caporal-chef Jefferey Scott Walsh, de Regina, est mort accidentellement durant une patrouille à l'extérieur de Kandahar. Le caporal-chef Robbie Fraser, basé à Shilo, au Manitoba, avec le 2e bataillon du régiment d'infanterie légère Princess Patricia, a été accusé d'homicide involontaire et de négligence dans l'exécution de ses tâches.

Un seul soldat s'est enlevé la vie alors qu'il était en service en Afghanistan. Le major Raymond Ruckpaul a été retrouvé mort au quartier général de la Force internationale d'assistance à la sécurité à Kaboul, le 29 août 2007. Une enquête a conclu au suicide.

Un rapport fait également mention du suicide d'un soldat à son retour d'Afghanistan. Le corps du soldat Frédéric Couture du Royal 22e régiment a été retrouvé à son domicile en novembre. Il avait perdu une partie de sa jambe à la suite d'une explosion.

Le nombre d'anciens soldats souffrant du syndrome de stress post-traumatique a plus que triplé depuis que le Canada a commencé à envoyer des troupes en Afghanistan, selon le ministère des Anciens combattants.

Les statistiques obtenues l'été dernier par La Presse Canadienne révèlent que 28 pour cent des 1300 membres des Forces canadiennes qui avaient servi en Afghanistan depuis 2005 présentaient des symptômes d'un ou de plusieurs troubles mentaux. Les données ont été compilées à la suite d'examens subis par les soldats après leur déploiement.

De ce nombre, un peu plus de 6 pour cent montraient des symptômes du syndrome de stress post-traumatique et 5 pour cent présentaient des symptômes de dépression majeure.

Avant leur départ pour l'Afghanistan, les soldats assistent à des rencontres avec un psychiatre, un travailleur social et un infirmier spécialisé en santé mentale. Ces services sont aussi disponibles pour les troupes à l'aérodrome de Kandahar.

Les soldats sont examinés dans un délai de quatre mois suivant leur retour au pays.

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