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Espagne: des centaines de militants anti-avortement manifestent à Madrid

International | Dimanche 17 fév 2008 | 00:19

Espagne: des centaines de militants anti-avortement manifestent à Madrid

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ASSOCIATED PRESS

MADRID - Plusieurs centaines de militants anti-avortement se sont rassemblés samedi à Madrid pour manifester contre les projets gouvernementaux qui prévoient de renforcer la loi protégeant la confidentialité des femmes qui ont recours à des cliniques pratiquant l'avortement.

Des manifestants agitant des drapeaux espagnols et des images de foetus avortés ont rempli la Plaza del Sol, dans le centre de la capitale espagnole où ils ont écouté des discours anti-avortement, criant des slogans hostiles au gouvernement.

Le gouvernement socialiste a annoncé au début du mois son intention de présenter un projet de loi visant à renforcer la confidentialité pour les femmes ayant pratiqué un avortement. Le gouvernement s'est par ailleurs engagé à améliorer les lois qui régissent la pratique de l'avortement s'il est réélu le mois prochain.

Le chef du gouvernement espagnol José Luis Rogriguez Zapatero a pris cette décision après l'arrestation en novembre d'au moins 13 personnes dans quatre cliniques de Barcelone soupçonnées de pratiquer des avortements illégaux.

Peu après, 25 femmes avaient reçu la visite de la police à leur domicile avant d'être interrogées par des juges.

La Garde civile, qui a mené les descentes de police, a refusé de préciser la nature exacte des pratiques illégales présumées en cours dans ces cliniques.

Depuis 22 ans, l'avortement n'est légal en Espagne qu'en cas de viol, en cas de malformation du foetus ou si la grossesse met la mère en danger physique ou mental.

Plus de 90% des près de 100.000 avortements pratiqués en 2007 en Espagne ont été motivés par une angoisse mentale.

Les descentes de police ont été ordonnées dans le cadre d'une enquête diligentée après une plainte déposée par un groupe de pression pro-vie baptisé E-Cristians.

Les cliniques privées, qui pratiquent plus de 90% des avortements, ont entamé une grève de cinq jours pour protester contre les descentes de police et les arrestations. L'association des cliniques a demandé au gouvernement de légiférer pour permettre aux femmes d'interrompre leur grossesse sur demande et dans un délai de 16 semaines de gestation.

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