
Sports | Mardi 02 déc 2008 | 16:00Éric Perrin en a marre des Thrashers |
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Sous les ordres de Bob Hartley et de Don Waddell en 2007-2008, Éric Perrin a inscrit 45 points à sa première saison à Atlanta. Ses 12 buts et 33 mentions d'aide lui conféraient le 3e rang de la colonne des pointeurs, après Ilya Kovalchuk et Mark Recchi.
Cette saison, c'est le scénario totalement inverse. Depuis l'arrivée de John Anderson derrière le banc, Éric Perrin est passé de la première à la quatrième ligne des Thrashers. Une situation qu'il ne comprend tout simplement pas, compte tenu des déboires des Thrashers cette saison.
«C'est frustrant comme joueur quand tu viens juste de montrer que tu peux aider. Surtout quand ton équipe ne marche pas...»
Au point tel que l'attaquant au nouveau rôle défensif se questionne à savoir si le temps n'est pas venu se faire ses valises d'Atlanta.
«Je ne sais pas c'est quoi leurs plans, mais on est rendu au quart de la saison. S'ils n'ont pas vu ce que les gars sont capable de faire encore, tu commences à perdre des points comme équipe.»
«Je suis encore sur le 4e trio et même si l'équipe va tout croche. Je comprends que c'est comme ça qu'on me voit. C'est peut-être le temps pour moi de regarder les autres options.»
«Tu ne veux pas avoir la réputation d'un joueur de 4e trio avec une équipe qui n'a pas de succès. Quand je sais que je mérite d'avoir un plus gros rôle.»
Une équipe incapable de gagner
Depuis leur entrée dans la Ligue nationale en 1999, les Thrashers n'ont pris part aux séries éliminatoires qu'à une seule reprise. Inhabitués de ce genre de matchs, les Thrashers, qui avaient terminé au sommet de la division Sud-Est, se sont fait balayer en quatre matchs par les Rangers de New York dès la première ronde.
Perrin admet qu'il y a des problèmes au sein de l'organisation, mais est incapable de mettre le doigt dessus.
«On dirait qu'ils n'ont jamais réussi à tourner le coin. Ils avaient le talent pour, mais soudainement, il y a beaucoup d'agents libres et de jeunes. On n'est pas sûr de la relève, on ne sait pas où le tout a mal tourné. En 10 ans, peut-être que les Trashers devraient avoir plus que 4 matchs en séries.»
Rappelons que la saison dernière, les Thrashers ont échangé Marian Hossa et Pascal Dupuis aux Penguins de Pittsburgh en retour de Colby Armstrong, Erik Christensen, Angelo Esposito et un choix de première ronde en 2008 (qui allait devenir Zach Bogosian).
Atlanta, un marché de hockey?
Même s'ils attirent près de 15 000 partisans à chaque rencontre, la santé économique des Thrashers n'inspire pas confiance. Un marché dur à charmer, surtout avec de piètres équipes...
«C'est comparable à Tampa Bay. Les débuts étaient difficiles et quand ils ont commencé à gagner, l'aréna était plein tous les soirs. Ce ne sont pas des partisans comme à Montréal, ils payent seulement pour voir gagner. Ils ne sont pas très fidèles.»
«Quand tu regardes une équipe comme Détroit et le nombre de talents, des fois, il faut que tu dépenses pour avoir du succès. Et quand tu regardes la masse salariale de certaines équipes, ils ne travaillent pas dans ce sens-là...»
Cette saison, les Thrashers possèdent une masse salariale de 47,3 millions $, soit plus de 9 millions de moins que le cap ne le permet...
L'entretient complet entre Martin McGuire et Éric Perrin est disponible en audio ci-joint, ou lors du premier entracte du match Thrashers - Canadiens à l'antenne de CKAC Sports et au réseau Corus Québec.
Frédéric Bhérer / Corus Sports
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