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L'enquête sur la mort de Laura Gainey recommande d'améliorer la sécurité en mer

National | Jeudi 30 oct 2008 | 20:13

L'enquête sur la mort de Laura Gainey recommande d'améliorer la sécurité en mer

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Par Micheal Tutton, ASSOCIATED PRESS

HALIFAX, N.S. - Bob Gainey a ressenti un mélange de tristesse profonde et de satisfaction douce-amère lorsqu'il a pris connaissance des conclusions du Bureau de la sécurité des transports. Ce dernier souligne que ce sont des défaillances sécuritaires qui ont coûté la vie à sa fille lorsqu'elle était à bord du Picton Castle.

L'enquête sur la disparition de Laura Gainey à bord d'un grand voilier de la Nouvelle-Ecosse recommande de nouvelles normes afin d'améliorer les procédures de sécurité sur les bateaux d'entraînement à voile.

La fille du directeur général du Canadien de Montréal, Bob Gainey, Laura, âgée de 25 ans, a été emportée par une vague alors qu'elle se trouvait sur le pont du Picton Castle, le 8 décembre 2006, en pleine tempête dans l'Atlantique.

Bob Gainey a appuyé d'emblée les conclusions de l'enquête. Il souhaite que l'industrie tire des leçons de cette tragédie et qu'elle change ses procédures de sécurité.

Il a dit espérer que le rapport devienne un document "que tout le monde de l'industrie des bateaux d'entraînement à voile devrait lire très attentivement afin que la leçon apprise au coût d'une vie soit assimilée. "

M.Gainey a tenté d'obtenir une enquête canadienne au sujet de ce qui est arrivé à sa fille Laura pendant plus de 23 mois. Il affirme désormais être satisfait que le "rapport englobe beaucoup des espoirs et des buts que nous avions lorsque nous avons traversé la tragédie".

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada est d'avis que sept causes expliquent cet incident, dont l'absence de procédures de sécurité écrites et claires sur le vaisseau.

Le rapport remet aussi en question la décision des responsables du voyage de lever l'ancre alors que des tempêtes s'annonçaient.

Selon le témoignage de l'équipage, le rapport indique que la femme de 25 ans était sur le pont car elle croyait qu'il était de sa tâche de procéder à des vérifications, malgré sa fatigue et le fait qu'on lui avait ordonné de se rendre dans un local pour se reposer.

M. Gainey affirme que les conclusions justifient clairement ce qu'il a toujours cru depuis le début.

Le capitaine du bateau, Daniel Moreland et co-propriétaire du bateau, affirme qu'il accepte toutes les conclusions du Bureau de la sécurité des transports sauf la critique à l'égard de sa décision de prendre le large.

"Nous l'avons étudiée (la météo) du mieux que l'on pouvait, avec toutes les informations disponibles...Nous croyions honnêtement que nous avions de bonnes conditions climatiques, a-t-il affirmé. Si c'était une erreur, c'était une erreur mais elle n'était pas attribuable à un manque d'étude ou d'attention."

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada affirme qu'il n'y a pas de normes obligatoires sur les bateaux d'entraînement à voile et presse Transport Canada à adopter une "approche proactive" afin de créer leurs propres règles de sécurité.

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