
Économie | Vendredi 27 jun 2008 | 18:51Les discussions concernant le Journal de Québec sont au point mort |
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LA PRESSE CANADIENNE
MONTREAL - La direction de Quebecor et les syndiqués du Journal de Québec ne s'entendent que sur un seul point: les discussions visant à mettre un terme au conflit de travail qui dure depuis 14 mois ont échoué. La partie patronale en fait porter le blâme sur les représentants syndicaux et vice et versa.Dans un communiqué transmis en fin de journée vendredi, la direction de Quebecor affirme avoir présenté une nouvelle offre pour ses 252 employés du Journal de Québec présentement en lock-out. "Cette offre a été présentée aux dirigeants syndicaux au cours des 72 dernières heures et a été rejetée", indique-t-on.
Quelques heures auparavant, un communiqué émanant de la partie syndicale avançait que les négociations avaient pris fin, après 24 heures, en raison du rejet par Quebecor d'une proposition syndicale mise de l'avant tôt jeudi matin.
Le Syndicat canadien de la fonction publique estimait que "la suite dépend maintenant de Quebecor" et annonçait la tenue d'une assemblée syndicale pour le mercredi 2 juillet.
Dans son allocution prononcée devant les actionnaires de la société réunis en assemblée annuelle, jeudi à Montréal, le grand patron de Quebecor, Pierre Karl Péladeau, avait demandé aux travailleurs du Journal de Québec d'abandonner la semaine de travail de quatre jours et d'être plus flexibles en ce qui a trait à l'utilisation de leur travail sur les sites web de l'entreprise.
Dans l'offre de règlement que Quebecor dit avoir soumis aux représentants syndicaux, au cours des 72 dernières heures, il est proposé que soient conservés les horaires de trois et quatre jours/semaine "pour la majorité des salariés" déjà en poste, tout en majorant la semaine de travail de 32 à 37,5 heures. Cette offre est assortie du versement de sommes forfaitaires pour compenser pour les heures additionnelles.
Les autres éléments de l'offre comprennent une augmentation salariale pour tous, un programme de départ aux salariés réguliers et temporaires ainsi que des retraites anticipées sans pénalité, précise la partie patronale.
La direction de Quebecor dit considérer qu'il s'agit de "propositions honnêtes" dans le but de mettre un terme au conflit.
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