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Le commissaire de la GRC admet ses torts dans le dossier du Taser

National | Mardi 15 avr 2008 | 21:14

Le commissaire de la GRC admet ses torts dans le dossier du Taser

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LA PRESSE CANADIENNE

OTTAWA - Le commissaire de la Gendarmerie royale du Canada a admis mardi que son organisation avait commis un faux-pas en dissimulant une trop grande quantité d'informations relatives à l'utilisation du Taser.

Les aveux du commissaire William Elliot sont survenus au moment où une nouvelle controverse a surgi à Vancouver, où des policiers municipaux auraient fait usage du Taser à l'endroit d'individus qui auraient utilisé le train léger sans payer.

M. Elliot a convenu que la GRC n'aurait pas dû garder secrets des détails relatifs à l'utilisation du Taser à travers le pays, avant d'accepter de dévoiler plus d'information sur le sujet.

"En toute honnêteté, nous avons mal géré ce dossier, a déclaré le commissaire de la GRC, lors d'un discours prononcé à Gatineau, mardi. Nous n'aurions jamais dû nous y prendre par deux fois pour divulguer ce genre d'informations. Nous devrons apprendre de cette expérience, et faire mieux."

Confrontée à des accusations de "confidentialité inappropriée", la GRC a dévoilé de nouveaux éléments d'information, lundi, après une révision des détails qu'elle avait déjà rendu publics sur les décharges de Taser.

Les quelque 4000 rapports d'incidents, qui s'étendent sur une période de sept ans, précisent si les victimes de décharges de Taser de la part d'agents de la GRC étaient elles-mêmes armées et si elles avaient consommé de l'alcool ou de la drogue.

Mais la GRC ne veut toujours pas élaborer sur les lacérations, les brûlures et les contusions provoquées par les décharges de Taser. Et si un cas impliquait des individus atteints de troubles mentaux, l'information était effacée des dossiers.

Des députés de l'opposition ainsi que des défenseurs des droits de la personne n'ont pas manqué de critiquer la GRC, le mois dernier, après que l'organisme eut cessé de taire pareille information.

Selon M. Elliot, la GRC s'est retrouvée devant des choix délicats.

"Notre objectif n'est pas d'éviter les critiques et la controverse en exerçant notre droit de réserve dans un sens ou dans l'autre, a-t-il expliqué, mais de trouver l'équilibre idéal entre le respect de la privée et le droit du public de savoir, deux notions qui ne vont pas toujours bien ensemble."

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