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Chrétien était prêt à se défendre

Photo: PC / Peter McCabe

Politiques | Mardi 07 oct 2008 | 05:27

Chrétien était prêt à se défendre

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(INFO690)- L'ancien premier ministre du Canada, Jean Chrétien, était prêt à affronter la tempête reliée au scandale des commandites en 2003, mais il a quitté ses fonctions plus tôt que prévu, car Paul Martin ne pouvait attendre de prendre le pouvoir.

C'est ce que rapporte La Presse, selon une source libérale «digne de foi». M. Chrétien a décidé de prolonger la session parlementaire avant que Paul Martin ne soit officiellement nommé chef du Parti libéral du Canada, lors de la passation des pouvoirs, le 12 décembre 2003.

Cette décision a fait en sorte que la vérificatrice générale, Sheila Fraser, n'a pas été en mesure de déposer son rapport sur le programme de commandites au mois de novembre 2003. Le rapport a finalement été déposé le 9 février 2004.

Le rapport de Mme Fraser indiquait notamment que 100 millions $ avaient été versés sans justification à des agences de publicité liées au Parti libéral du Canada.

Le Devoir, qui a obtenu copie du livre non-corrigée de l'autobiographie de M. Martin, intitulé «Contre vents et marées», a notamment rapporté dans son édition de lundi que M. Martin accusait M. Chrétien d'avoir voulu lui nuire en n'affrontant pas lui-même la tempête.

Selon Le Devoir, M. Martin était en colère contre Jean Chrétien, qui lui avait laissé cette «bombe à retardement».

D'anciens proches collaborateurs qui ont travaillé avec Jean Chrétien ont réfuté les accusations de M. Martin, soutenues dans son livre, qui paraîtra dans trois semaines.

Sébastien Goulet / CORUSNOUVELLES

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