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Carburants: les routiers français ont multiplié les barrages filtrants

Photo: ASSOCIATED PRESS/Lionel Cironneau

International | Lundi 30 jun 2008 | 14:14

Carburants: les routiers français ont multiplié les barrages filtrants

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Par Jean-Marie Godard, ASSOCIATED PRESS

PARIS - Le patronat routier français maintient la pression. Une cinquantaine d'actions, dont de nombreux barrages filtrants, ont été organisées un peu partout en France, lundi, occasionnant d'importants bouchons, pour exiger une nouvelle fois des mesures d'urgence face à la hausse du prix des carburants.

Les actions ont été moins nombreuses mais plus "sévères", selon la Fédération nationale du transport routier (FNTR), que le 16 juin, où les routiers s'étaient contentés de mener des opérations escargots, sans barrages. Lundi, la fédération avait appelé à cesser les opérations "vers 17 h afin de ne pas gêner la sortie des bureaux".


La FNTR, première fédération patronale du secteur, à l'origine du mouvement de lundi, doit décider des suites jeudi prochain "en fonction des réponses du gouvernement". L'Union nationale des organisations syndicales du transport routier et automobile (UNOSTRA) s'était également jointe au mouvement.


Par ailleurs, les chauffeurs de taxi sont appelés à mener des actions dans plusieurs départements à l'appel de leur principale fédération, la FNAT, à partir de mercredi.


Lundi, le Centre national d'information routière (CNIR) a recensé une cinquantaine d'actions un peu partout en France, dont une vingtaine de barrages filtrants essentiellement dans le Nord, le Pas-de-Calais, en Alsace, en Lorraine et dans la région Rhône-Alpes.


A Paris, des transporteurs ont mené une opération escargot sur le périphérique, avant de se rassembler en milieu d'après-midi à proximité de Bercy. Des opérations escargot ont également perturbé la circulation un peu partout en Ile-de-France dans la matinée, ainsi qu'à proximité du Mans, de Nice, Toulouse, Bordeaux, Tarbes, Lille, Béthune, Poitiers, ou encore Arras.


Les manifestants ont ciblé les principaux axes autoroutiers ainsi que les nationales.


"L'opération est conforme à ce que nous avions annoncé et prévu. Nous ferons le point le 3 juillet, et nous déciderons alors des suites en fonction des réponses du gouvernement", a déclaré lundi à l'Associated Press Nicolas Paulissen, porte-parole de la FNTR.


La FNTR réclame en premier lieu une "baisse de la taxe à l'essieu et un allégement de la taxe professionnelle". Les principales fédérations patronales du transport routier avaient fait part de leur déception le 5 juin dernier après l'annonce de mesures par le gouvernement. Ils attendent également une baisse des tarifs des autoroutes.


De son côté, la Fédération nationale des artisans du taxi (FNAT) appelle à des actions à partir de mercredi "en réponse au mépris du gouvernement", selon un communiqué diffusé lundi à la mi-journée.


"A partir du mercredi 2 juillet, les actions locales vont reprendre. Après la Marne, le Loiret, l'Auvergne et le Midi-Pyrénées, les autres départements vont prendre le relais jusqu'à ce que le gouvernement entende les propositions des représentants de la FNAT", écrit la fédération.


La fédération affirme que le gouvernement ne respecte pas un protocole d'accord sur le gel des créations de nouvelles licences, et dénonce une "absence de volonté gouvernementale (...) de compenser la hausse du prix des carburants".

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