
Sports | Jeudi 21 aoû 2008 | 16:52«C'est du hockey, pas une partie de dames» -C. Henry |
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«Quand la partie de hockey a été inventée, c'était avec du contact. Ce n'est pas une partie de dames qu'on joue. S'ils veulent inventer une autre partie sans contact, ça ne sera pas du hockey. Les bagarres, il n'y en a plus beaucoup. La partie s'en vient très belle au hockey. Si tu enlèves les batailles, ça va amener plus de coups salauds.»
Pour le gouverneur des Olympiques, les nouvelles mesures d'Hockey Québec ont été élaborées par pur opportunisme politique, sans jamais vouloir réellement améliorer la propreté et la qualité du sport.
«J'aimerais ça m'adresser à la ministre et lui dire que si elle veut voir de la violence, qu'elle aille voir des combats extrêmes. Mais on leur donne des permis, en Ontario, ils ne leur en donnent pas de permis.»
«Ça me fait rire quand les gens parlent de hockey violent avec des bagarres. Au Québec, on donne des permis pour de la boxe extrême où le but, c'est de gagner en estropiant ton adversaire. Ces gens-là ne connaissent pas grand-chose au hockey s'ils pensent comme ça. Ce qui est survenu l'an passé, c'est un assaut comme dans la rue, pas de la violence au hockey.»
Et comme c'est souvent le cas, selon Charles Henry, ce sont les vrais partisans de hockey qui payent la note.
«Tout ce que ça peut amener, ça va éloigner les partisans. Les vrais partisans ne sont pas contre les batailles. Ceux qui n'aiment pas les batailles, ce sont ceux qui ne viennent pas, ceux qui n'ont jamais acheté un billet pour venir au hockey. Les vrais partisans sont contre les gestes salauds.»
La promotion de Benoit Groulx
Mercredi soir, Charles Henry a vu un autre de ses équipiers quitter le navire pour de plus hauts sommets. Pour lui, il ne fait aucun doute que les succès des Olympiques ces dernières années sont étroitement liés au talent et à la passion de Benoit Groulx
«C'est très bien mérité. Benoit a fait ses preuves. On est tellement content pour lui. C'est sûr que c'est une grosse perte, mais on va travailler fort. Jacques Martin est venu en chercher un bon. Il va être dans la LNH bientôt.»
Claude Julien, Alain Vigneault, Pat Burns, tous des entraîneurs qui ont amorcé leur carrière avec les Olympiques. Pour Charles Henry, la philosophie de son équipe est tout simplement exemplaire.
«Il faut que tu travailles fort, mais ça prend un extra en plus. Même quand on a eu des jours plus sombres, on s'est relevé et c'est comme ça qu'on fait des entraîneurs solides.»
En audio, écoutez l'échange complet entre Jean-Charles Lajoie et Charles Henry.
Frédéric Bhérer / Corus Sports
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