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La Bourse de Toronto termine une semaine désastreuse sur une note stable

Économie | Vendredi 05 sep 2008 | 19:36

La Bourse de Toronto termine une semaine désastreuse sur une note stable

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Par Malcolm Morrison, LA PRESSE CANADIENNE

TORONTO - La Bourse de Toronto a réussi vendredi à clôturer sur une note stable, mettant ainsi fin à une des pires semaines de son existence où elle a souffert d'un désinvestissement massif du secteur des ressources naturelles.

L'indice vedette du parquet torontois plongeait de plus de 200 points plus tôt en séance, mais le secteur de l'énergie s'est ressaisi en après-midi pour permettre au S&P/TSX de clôturer en hausse de 2,28 points à 12 816,42 points.


Malgré ce minuscule gain, la Bourse de Toronto a cédé 6,6 pour cent sur l'ensemble de la semaine, soit 955 points, victime des pertes des secteurs de l'énergie et des métaux.


"Si vous regardez tous les chiffres, vous vous devez de conclure que nous avons tout un problème sur les bras", a affirmé Adrian Mastracci, gestionnaire de portefeuille pour KCM Wealth Management, à Vancouver.


"Nous avons des pertes d'emplois qui se poursuivent, nous avec des forclusions qui augmentent, une réduction de la demande de biens dans tous les secteurs, alors vous pouvez broyer du noir, sans aucun doute. Nous nous dirigeons vers un ralentissement mondial, du moins, c'est mon interprétation des signes."


La Bourse de Toronto n'a pas fait figure d'exception puisque les marchés d'actions du monde entier ont éprouvé des difficultés cette semaine, les investisseurs semblant avoir perdu confiance dans les conditions économiques, particulièrement à la suite de la publication, vendredi, de données pires que prévu sur l'emploi aux États-Unis.


Le département américain du Travail a rapporté la perte nette de 84 000 emplois au mois d'août, tandis que le taux de chômage y a grimpé à 6,1 pour cent, contre 5,7 pour cent le mois précédent.


Au Canada, le marché du travail a repris du mieux, Statistique Canada ayant rapporté l'ajout net de 15 200 emplois à l'économie le mois dernier. Le taux de chômage est pour sa part resté stable à 6,1 pour cent.


Le dollar canadien a pris 0,55 cent US à 94,05 cents US.


La Bourse de croissance de Toronto a pour sa part cédé 17,32 points à 1812,11 points.


A New York, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a repris du mieux avec une progression de 32,73 points, pour clôturer à 11 220,96 points. Sur l'ensemble de la semaine, elle a cédé 323 points.


L'indice composite du Nasdaq a reculé de 3,16 points à 2255,88 points, tandis que l'indice S&P 500 s'est adjugé 5,48 points à 1242,31 points.


Le secteur énergétique du parquet torontois a grimpé de 0,7 pour cent, le cours du pétrole continuant de céder du terrain en attendant la rencontre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, la semaine prochaine. L'OPEP favorise un cours du baril de pétrole supérieur à 100 $ US et elle pourrait décider de réduire ses cibles de production pour en stimuler la valeur.


Le baril de pétrole brut a reculé vendredi de 1,66 $ US à 106,23 $ US à la Bourse des matières premières de New York (Nymex).


Le brut a retraité de 9,23 $ US, soit près de huit pour cent, sur l'ensemble de la semaine, après que l'ouragan Gustav eut essentiellement épargné les installations pétrolières au large des côtes américaines du golfe du Mexique. Le cours du brut s'est aussi déprécié en raison d'une hausse du dollar américain.


Le secteur financier de la Bourse de Toronto a reculé de 0,4 pour cent vendredi, tandis que le secteur aurifère a progressé de 0,4 pour cent. Le cours du lingot d'or a laissé aller 40 cents US à 802,80 $ US l'once sur le Nymex.


À l'étranger, les marchés ont aussi eu la vie dure. L'indice japonais Nikkei a retraité de 2,75 pour cent, l'indice Hang Seng de Hong Kong a culbuté de 2,2 pour cent, et la Bourse de Shangaï a glissé de 3,3 pour cent, touchant son plus faible niveau de clôture en 21 mois.


En Europe, l'indice britannique FTSE 100, l'allemand DAX et le français CAC 40 ont tous reculé de plus de deux pour cent.


À Toronto, quelque 916 des valeurs inscrites à la cote ont régressé, tandis que 616 autres ont grimpé et que les 217 dernières sont restées inchangées. Environ 423 millions d'actions ont changé de main, un volume d'une valeur de 7,6 milliards $.

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