
Économie | Mercredi 28 mai 2008 | 18:36Le bénéfice de la Banque TD recule de trois pour cent au 2e trimestre |
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Par David Friend, LA PRESSE CANADIENNE
TORONTO - Le bénéfice net de la Banque TD (TSX:TD) a reculé de trois pour cent à 852 millions $ au deuxième trimestre, ce que l'institution a attribué notamment à une baisse de revenus et de profits au sein de sa division de services bancaires en gros et à une augmentation de sa provision pour mauvaises créances.Les profits nets par action ont atteint 1,12 $ au trimestre terminé le 30 avril, par rapport à 879 millions $, ou 1,20 $ l'action, pour la même période en 2007.
En excluant les éléments non récurrents, le bénéfice de la TD était de 1,32 $ l'action, en baisse par rapport à 1,36 $ l'an dernier. Les analystes sondés par Thomson Financial s'attendaient à mieux, tablant en moyenne sur un bénéfice par action de 1,40 $.
Les revenus ont retraité de près de trois pour cent, à 3,4 milliards $, comparativement à 3,5 milliards $, principalement en raison de faiblesses dans les services bancaires en gros.
Les profits des services bancaires en gros ont diminué de 124 millions $, ou 57 pour cent, depuis l'an dernier, ce que la TD a attribué à une baisse de revenus tirés des marchés financiers, lesquels ont souffert de la baisse des revenus de négociation tirés d'instruments sur taux d'intérêt ou de crédit, et de la diminution des prises fermes. Le bénéfice net de la division s'est chiffré à 93 millions $.
Les provisions pour pertes sur créances ont grimpé à 232 millions $, une hausse de 34 pour cent par rapport à 172 millions $ un an plus tôt.
Le recul des bénéfices de la TD fait écho à ceux rapportés mardi par la Banque de Montréal (TSX:BMO) et la Banque Scotia (TSX:BNS), qui ont aussi engraissé leurs provisions pour mauvaises créances. Le bénéfice de la Banque de Montréal a diminué de quatre pour cent à 642 millions $, tandis que celui de la Scotia a lâché six pour cent à 980 millions $.
Les résultats de la TD ont profité du fait que le taux d'imposition du plus récent trimestre était de 16,8 pour cent, par rapport à celui de 21,8 pour cent en vigueur l'an dernier, et comparable aux taux d'imposition des autres grandes banques.
"Bien que je considère le deuxième trimestre quelque peu décevant, il est tout de même très acceptable compte tenu des tensions sur les marchés", a estimé dans un communiqué le président et chef de direction de la banque, Ed Clark.
"Nos activités de détail tant au Canada qu'aux Etats-Unis, qui ont produit plus de 90 pour cent de nos bénéfices, ont dégagé des résultats très solides pour le trimestre."
M. Clark ne s'attend pas à ce que sa banque affiche une croissance de ses revenus en 2008 par rapport à l'an dernier, mais il croit que la TD se maintiendra "en territoire positif tant au Canada qu'aux Etats-Unis".
"Je crois qu'il y a un combat contre certaines forces, et la TD n'a pas réussi à leur échapper", a estimé Craig Fehr, un analyste des services financiers pour Edward Jones à St. Louis.
"Les mêmes données positives présentes pour cette banque le sont depuis plusieurs trimestres - le fait qu'ils ont réussi à éviter les dévaluations de toute sorte et le désordre associé à celles-ci - mais ils ne peuvent tout simplement pas éviter certaines composantes de l'environnement bancaire."
La Banque TD est la seule des grandes banques canadiennes à avoir émergé du tumulte causé par la crise du crédit aux Etats-Unis sans devoir inscrire d'importantes dévaluations à ses comptes.
L'action de la TD a pris 26 cents à 68,70 $ mercredi à la Bourse de Toronto, après avoir gagné, avant la publication de ses résultats, jusqu'à 1,33 $. Son titre s'est transigé entre 77,10 $ et 58,57 $ au cours des 52 dernières semaines.
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