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Barack Obama lance une course historique à la Maison Blanche

Photo: ASSOCIATED PRESS / Paul Sancya

International | Vendredi 29 aoû 2008 | 06:23

Barack Obama lance une course historique à la Maison Blanche

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Par Steven Hurst, THE ASSOCIATED PRESS

DENVER - Barack Obama a accepté jeudi sa désignation comme candidat à la présidentielle américaine, point d'orgue de la convention démocrate de Denver (Colorado) et véritable coup d'envoi de sa course historique à la Maison Blanche.

Le sénateur de l'Illinois a promis à cette occasion de mettre un terme "à la mauvaise politique de Washington et à la politique d'échec de George W. Bush".


Dans un stade de Denver comble, où plus de 84.000 partisans agitaient des drapeaux américains et des pancartes bleues frppées des mots "Change" (changement) ou encore "Obama", le candidat démocrate a prononcé un discours d'acceptation retransmis par la télévision, dans lequel il a d'entrée souligné les thèmes majeurs de sa campagne: aider la classe moyenne, doter le pays d'une meilleure sécurité et empêcher un troisième mandat républicain.


"Ce soir, je dis au peuple d'Amérique, aux démocrates, aux républicains et aux indépendants dans tout ce grand pays: Ca suffit!", a-t-il lancé, sous les applaudissements de la foule, avant d'ajouter: "Nous sommes ensemble ce soir à un de ces moments décisifs, un moment où notre nation est en guerre, où notre économie est malade et le rêve américain une fois de plus menacé."


"Amérique, nous sommes meilleurs que ce que nous avons montré ces huit dernières années. Nous meilleurs que cela", a martelé Barack Obama en soulignant qu'avec lui "le changement ne viendra pas de Washington, il ira à Washington".


"La politique étrangère de Bush-McCain a dilapidé l'héritage que des générations d'Américains -démocrates et républicains - avaient construit. Nous devons restaurer cet héritage", a-t-il notamment souligné, évoquant d'autre part les engagements armés de son pays. "En tant que chef des armées, je n'hésiterai jamais à défendre cette nation, mais je n'enverrai les troupes qu'avec une mission claire et un engagement sacré de leur fournir les équipements dont ils auront besoin pour combattre et les soins et pensions qu'ils mériteront à leur retour à la maison."


Le candidat Obama a pris l'engagement de terminer la guerre en Irak et de mettre en place un calendrier pour le retrait des troupes américaines "comme le demande l'Irak". Il entend également mettre fin à la dépendance énergétique américaine sur le pétrole du Moyen-Orient en dix ans au maximum.


Campagne intérieure oblige, Obama a tenté de coller l'image de McCain à la politique du président sortant George W. Bush. "Nous aimons trop ce pays pour le laisser quatre ans de plus ressembler à ce que nous avons connu depuis huit ans", a-t-il insisté.



Ce discours clôturait quatre de jours de convention démocrate durant lesquels Obama s'est évertué à restaurer l'unité du parti de l'âne après des primaires incisives et à relancer sa campagne contre le candidat républicain John McCain. Prononcé 45 ans jour pour jour après le célèbre "I Have a Dream" de Martin Luther King, il faisait suite à la désignation par acclamation du premier candidat noir à la présidentielle de l'histoire américaine.


Toutefois, dans ce discours de 44 minutes, Barack Obama n'a parlé qu'une seule fois de ses origines en déclarant: "Je sais bien que je ne suis pas le candidat le plus probable pour la fonction présidentielle. Je n'ai pas le bon pedigree."


Peu avant cette intervention très attendue, le sénateur de l'Arizona a tenté de faire un peu d'ombre à Obama en faisant annoncer par sa direction de campagne qu'il avait trouvé son colistier. Le gouverneur du Minnesota Tim Pawlenty a annulé toutes ses apparitions prévues des deux prochains jours, ce qui laisse penser qu'il pourrait être l'élu. John McCain devait annoncer le nom de son possible vice-président publiquement vendredi, lors d'un rassemblement à Dayton (Ohio, centre-nord des Etats-Unis).

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