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Les banques réduisent leur taux préférentiel, mais de moins qu'un demi-point

Économie | Mercredi 08 oct 2008 | 17:26

Les banques réduisent leur taux préférentiel, mais de moins qu'un demi-point

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LA PRESSE CANADIENNE

TORONTO - Les grandes banques canadiennes ont réduit mercredi leur taux préférentiel, mais n'ont pas voulu faire profiter leurs clients d'une réduction aussi importante que celle d'un demi-point de pourcentage annoncée plus tôt par la Banque du Canada, justifiant leur prudence en évoquant la turbulence des marchés financiers.

L'un de plus grand prêteurs hypothécaires du pays, TD Canada Trust, a ouvert le bal mercredi, affirmant qu'il réduisait d'un quart de point de pourcentage son taux préférentiel, qui sert de référence pour les prêts aux consommateurs, les marges de crédit et certains prêts hypothécaires.

La Banque CIBC et la Banque Royale ont suivi, déclarant qu'elles réduiraient également leurs taux d'un quart de point, dès jeudi. La Banque de Montréal et la Banque Scotia ont fait de même un peu plus tard.

Plus tôt mercredi, la Banque du Canada et d'autres banques centrales ont réduit leurs taux d'intérêt d'un demi-point de pourcentage dans un effort concerté visant à stimuler les prêts et la croissance économique.

Les banques centrales espèrent que cette réduction d'un demi-point de pourcentage sera profitable aux consommateurs, réduisant les coûts d'emprunts pour l'accession à la propriété et d'autres prêts à taux variables rattachés aux taux préférentiels des banques et que, conséquemment, cela stimulera les dépenses et relancera la croissance économique.

Aux États-Unis, Bank of America, Wells Fargo ainsi que d'autres banques ont réduit d'un demi-point de pourcentage leurs taux préférentiels, égalant la réduction du taux de la Réserve fédérale.

Au Canada, les marchés du crédit mouvementés semblent avoir empêché une initiative similaire. À travers le monde, les banques trouvent qu'il est plus difficile d'emprunter de l'argent aux autres banques et sur le marché obligataire. Elles se voient forcées de payer des taux d'intérêts supérieurs afin d'obtenir les fonds et de réduire le risque pour les prêteurs.

"L'effervescence soutenue des marchés a fait grimper le coût de l'emprunt de façon marquée pour les institutions financières", a noté le président et chef de la direction de TD Canada Trust, Tim Hockey.

"Par conséquent, il est plus difficile d'égaler la baisse de taux de la Banque du Canada pour l'instant. Nous reconnaissons les efforts réalisés par la Banque du Canada et, malgré le fait que nos coûts restent élevés, nous avons décidé de réduire notre taux d'un quart de point. Nous estimons qu'il s'agit d'une décision équilibrée pour la gestion de nos fonds, tout en faisant profiter nos clients des bénéfices visés."

Depuis plusieurs années, les grandes banques canadiennes ont ajusté leurs taux préférentiels en fonction des taux d'intérêt directeurs de la Banque du Canada. Depuis quelques mois cependant, elles retardent leur taux préférentiel, évoquant les problèmes du marché financier.

Les économistes de la Banque TD ont par ailleurs accueilli favorablement la réduction des taux dans les banques centrales mondiales et prédisent que d'autres réductions sont à prévoir.

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