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Les banques canadiennes ont su traverser la crise financière

Économie | Vendredi 05 sep 2008 | 19:37

Les banques canadiennes ont su traverser la crise financière

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LA PRESSE CANADIENNE

CALGARY - Confronté à son plus important affaissement depuis la Grande Dépression du début des années 30, le système financier mondial a été "poussé au bord du précipice", mais les initiatives mises de l'avant par les décideurs aux États-Unis l'ont sauvé du désastre.

C'est du moins l'opinion qu'a émise le président et chef de la direction de RBC, Gordon Nixon, lors d'une table ronde réunissant à Calgary quelques-uns des plus importants dirigeants du monde des affaires, vendredi.


"Depuis la Seconde Guerre mondiale, le système financier ne s'est jamais trouvé dans un tel état de dysfonctionnement", a affirmé M. Nixon.


Cependant, des "gestes concrets", tel le sauvetage de la banque d'investissement Bear Stearns, rachetée par JPMorgan grâce à l'intervention de la Réserve fédérale des États-Unis, ont empêché un effet domino qui aurait pu s'avérer désastreux.


Le président et chef de la direction de la Banque Scotia, Richard Waugh, a souligné que les autorités règlementaires canadiennes avaient également joué un rôle important pour enrayer les effets négatifs de cette crise financière.


Parce que les autorités ont instauré de stricts critères en matière de capitalisation bancaire avant que le marché du crédit ne culbute, les banques canadiennes sont sorties de cette tempête en assez bonne condition, a précisé M. Waugh.


Mais les institutions financières peuvent faire encore mieux à bien des niveaux, a-t-il noté.


"Nous sommes responsables et nous devons agir", a-t-il tranché.


Par exemple, a-t-il rappelé, "il existe de graves conséquences" lorsque les liquidités financières sont mal évaluées - en d'autres termes, lorsqu'il est trop facile d'emprunter à faibles taux d'intérêt ou de vendre des valeurs mobilières à haut prix.


De son côté, le président-directeur général de la Deutsche Bank estime que l'optimisme demeure de mise, malgré la morosité économique actuelle.


Bien que les marchés financiers demeurent "instables et fragiles", l'environnement économique sous-jacent est "relativement inoffensif", a estimé Josef Ackermann.


Les dépréciations des banques, en raison de la crise du crédit, se poursuivent, a également fait savoir M. Ackermann, mais les investisseurs et les clients reviennent graduellement vers l'industrie.


Il y a encore des défis à affronter, mais le "marché n'est pas mort".

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