National
20 juin 2008
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La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a dévoilé, vendredi, les détails d'une vaste fraude perpétrée par un réseau spécialisé dans le vol et le piratage de terminaux de points de vente dans les régions de Montréal et de Québec.
Les fraudeurs se présentaient dans un commerce à la fermeture et, pendant que l'un d'eux distrayait le préposé à la caisse, l'autre débranchait le terminal portatif et en substituait un faux.
Durant la nuit, le terminal était trafiqué avec des technologies leur permettant de télécharger à distance les données des cartes bancaires de clients.
Le lendemain, ils se présentaient au commerce dès l'ouverture et remettaient le terminal volé et trafiqué en place.
Avec ces données, ils fabriquaient des cartes clonées pour effectuer des retraits dans des guichets bancaires.
Une quinzaine de commerces et environ un millier de consommateurs se sont ainsi faits dérober plus d'un million $. Les pertes, pour la plupart, ont été absorbées par les institutions bancaires.
Neuf individus, dont un est activement recherché, feront face en tout à au moins 26 accusations reliées à la fraude.
L'enquête, réalisée par la GRC, la Sûreté du Québec et les policiers municipaux de Montréal, Longueuil et Laval, a connu son dénouemement mercredi avec 18 perquisitions impliquant 150 policiers.
Ceux-ci ont saisi un impressionnant éventail de matériel technologique pour la fraude, 230 cartes de plastique vierges avec bande magnétique pour fabriquer des clones, des ordinateurs, des cellulaires et ainsi de suite. Plusieurs véhicules, dont des voitures de luxe, ont également été saisis.
Parmi les neuf suspects, cinq ont déjà été accusés, soit Nicolas Julien, 30 ans, de Saint-Hubert, Georges Samman, 25 ans, de Longueuil, Djamil Mahi, 26 ans, de Laval, et Max Marrashe, 56 ans de Hamstead. Le cinquième, Nicola Laouis, 30 ans, de Saint-Hubert, fait l'objet d'un mandat d'arrestation.
La GRC conseille fortement aux commerçants de bien fixer les appareils, car ceux-ci sont souvent faciles à dérober, le voleur n'ayant qu'à les débrancher comme un simple téléphone.