International
15 juin 2008
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En campagne en Pennsylvanie, un des principaux champs de bataille pour l'élection de novembre, le sénateur de l'Illinois s'est réjoui de la décision jeudi de la Cour suprême, qui a considéré inconstitutionnel de ne pas permettre aux détenus de la prison militaire de Guantanamo (Cuba) de faire appel devant les juridictions civiles américaines de leur détention indéfinie et sans inculpation: faire respecter ces droits, c'est "l'essence de ce que nous sommes", a déclaré Barack Obama.
Même les nazis ont eu droit à un procès après les atrocités de la deuxième guerre mondiale, à Nuremberg, a-t-il rappelé. "Cela a montré au monde entier qui nous sommes".
John McCain avait lui vilipendé cette décision des juges constitutionnels, considérée comme un camouflet sévère pour l'administration Bush et sa très controversée politique envers les suspects de terrorisme dans cette prison née après les attentats du 11 septembre 2001.
Il s'agit d'"une des pires décisions de l'Histoire", avait jugé McCain. Avant d'expliquer que la loi, qu'il avait contribué à rédiger, "établissait très clairement que ces gens sont des combattants ennemis, ils ne sont pas des citoyens, ils n'ont pas les mêmes droits que les citoyens".
Au chapitre de l'économie, considérée comme son point fort face à son rival, le candidat démocrate a une nouvelle fois dénoncé le projet de ce dernier de supprimer provisoirement la taxe sur l'essence. Il a évoqué la réduction des impôts pour les personnes âgées à faible revenus, et envisagé en revanche d'éliminer les réductions d'impôts aux contribuables les plus riches.
Dans le même temps, McCain, qui cherche à se rallier l'électorat d'Hillary Clinton, notamment féminin, a redit son "respect" et son "admiration" pour la campagne menée par la sénatrice de New York avant qu'elle ne se range derrière Obama, le 7 juin.