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29 mai 2008

National | Jeudi 29 mai 2008 | 20:44

L'opposition réclame encore une enquête sur l'affaire Mulroney-Schreiber

LA PRESSE CANADIENNE

OTTAWA - Le député conservateur Pierre Poilievre a affirmé jeudi que le gouvernement fédéral avait peiné à trouver quelqu'un afin de diriger une enquête publique sur l'affaire Mulroney-Schreiber, et qu'il avait maintenant ramené la liste des candidats possibles à quelques juges à la retraite.

Néanmoins, les trois partis de l'opposition ne sont pas d'humeur à attendre davantage que le premier ministre Stephen Harper remplisse une promesse faite il y a six mois.

Ils ont fait front commun, jeudi, afin d'obtenir que l'ancien premier ministre conservateur Brian Mulroney se fasse demander d'ici au 12 juin de comparaître devant le Comité permanent de la Chambre des communes sur l'accès à l'information, la protection des renseignements personnels et l'éthique, afin de s'expliquer au sujet de ses relations d'affaires avec le controversé homme d'affaires germano-canadien Karlheinz Schreiber.

Certains membres du comité issus de l'opposition ont laissé entendre qu'ils renonceraient à interroger l'ex-premier ministre une deuxième fois si M. Harper lançait avant le 12 juin l'enquête promise de longue date.

La veille, le juge à la retraite John Gomery, qui a présidé la commission d'enquête sur le scandale du programme libéral de commandite, s'était demandé à quel point le premier ministre Harper était sérieux au sujet de l'enquête sur l'affaire Mulroney-Schreiber.

Lors d'un entretien accordé à La Presse Canadienne, mercredi, M. Gomery a estimé évident que cette question n'était pas hautement prioritaire pour M. Harper parce que ce dernier ne la traitait pas comme telle.

Brian Mulroney a reconnu avoir reçu 225 000 $ de Karlheinz Schreiber après avoir quitté son poste de premier ministre, en 1993, afin de faire pression auprès de dirigeants internationaux au sujet d'un projet de construction au Canada, à des fins d'exportation, de véhicules blindés légers de conception allemande.

Karlheinz Schreiber avance que la somme totalisait 300 000 $ et que M. Mulroney était supposé faire pression auprès du gouvernement canadien - quelque chose qui aurait pu aller à l'encontre des règles fédérales en matière d'éthique.