National
18 mai 2008
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Président de l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues, M. Boisvenu souligne que les policiers n'ont mis que onze heures pour déclarer qu'il s'agissait d'un enlèvement criminel. Il rappelle que lors de la disparition de la petite Cédrika Provencher, à Trois-Rivières, les enquêteurs avaient attendu trois jours.
Le père de Julie Boisvenu, assassinée en 2002, en profite pour déplorer le manque de ressources et d'expertise en région.
Il souligne que depuis que la Sûreté du Québec a rapatrié sous sa responsabilité l'ensemble des crimes majeurs au Québec il y a trois ans, il n'y a plus d'enquêteurs criminels dans les régions.
Pierre-Hugues Boisvenu indique que, dès qu'il y a un meurtre ou une disparition en Abitibi, en Gaspésie ou sur la Côte-Nord par exemple, ce sont des enquêteurs de Montréal ou de Québec qui se rendent sur place. Il déplore que, si le crime n'est pas résolu après quelques semaines, ils rentrent chez eux, laissant les familles à elles-mêmes.