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12 mai 2008

National | Lundi 12 mai 2008 | 20:00

Le président de Taser International défend l'utilisation du pistolet électrique

Par Greg Joyce, LA PRESSE CANADIENNE

VANCOUVER - Le président de Taser International a soutenu lundi qu'il y avait une distinction importante à faire entre le Taser comme arme mortelle et le Taser comme arme ayant potentiellement contribuée à la mort d'une personne.

Tom Smith a fait ce commentaire dans un échange avec les avocats de l'enquête publique en Colombie-Britannique, qui ont noté que les statistiques suggéraient que le pistolet à décharge électrique avait contribué à la mort de 300 personnes - incluant 20 au Canada.

M. Smith a fait valoir que ces statistiques incluaient des hypothèses médicales et des enquêtes et que sa compréhension était que le Taser n'avait été cité comme facteur que 30 fois, en tant qu'élément "ayant potentiellement contribué à la mort".

"Il y a une différence entre contribuer et causer, a-t-il soutenu. Il y a une grande distinction."

L'avocat Art Vertlieb a alors demandé à M. Smith s'il croyait que ces 30 personnes seraient mortes quand même.

"Je ne vais pas essayer de deviner", a-t-il rétorqué.

Le président de Taser International a passé la majeure partie de sa présentation à retracer l'histoire et le développement du pistolet à décharge électrique et a mentionné que le Taser était "généralement sécuritaire".

M. Smith a toutefois admis que le Taser n'est pas sans risques.

Il a souligné qu'une arme non mortelle n'est pas nécessairement une arme sans risques.

"Est-ce que le Taser peut causer la mort?", a demandé Me Vertlieb à son interlocuteur.

"Il ne faut jamais dire jamais", a répondu M. Smith.

Néanmoins, M. Smith a soutenu que l'utilisation du Taser avait réduit le nombre de blessures infligées aux policiers et aux victimes appréhendées, et que le pistolet avait révolutionné la pratique policière.

Le président de Taser International a ajouté que 129 études avaient été réalisées sur le pistolet à décharge électrique ou sur des armes similaires. Il a indiqué que 350 000 policiers dans 40 pays portent sur eux un Taser, et qu'un sondage mené au Royaume-Uni révélait que 95 pour cent des policiers désiraient avoir un Taser, et que 96 pour cent ne voulaient pas d'un révolver.

L'enquête publique en Colombie-Britannique a été amorcée à la suite de la mort de l'immigrant polonais Robert Dziekanski, victime du Taser à l'aéroport international de Vancouver en octobre dernier.