National
11 mai 2008
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Cette situation rend les porte-parole de l'opposition de plus en plus impatients. Le député libéral Robert Thibault croit que M. Harper planifie depuis le début d'appuyer l'enquête tout en s'assurant de la retarder, dans l'espoir que des élections fédérales soient déclenchées avant qu'il n'ait à prendre de décision.
Le porte-parole néo-démocrate en matière d'éthique, Pat Martin, soupçonne aussi M. Harper d'avoir les élections à l'oeil. Il n'est toutefois pas certain que le premier ministre risquerait d'amorcer sa campagne électorale sans avoir fait quoi que ce soit pour tenir sa promesse.
M. Martin croit plutôt que le premier ministre attendra encore quelques semaines avant de nommer un commissaire, qui aura ensuite besoin de plusieurs mois pour embaucher du personnel et lire les documents. Les audiences publiques ne pourraient ainsi pas avoir lieu avant l'automne. De cette façon, si le pays est appelé à voter au début de l'automne, les témoignages - et tout le battage médiatique qui les accompagnera - n'auraient pas lieu avant le jour du vote.
En novembre dernier, M. Harper a annoncé qu'il était prêt à tenir une enquête publique sur les transactions financières entre Brian Mulroney et l'homme d'affaires Karlheinz Schreiber.
Il a cependant gagné du temps en demandant à David Johnston, recteur de l'Université de Waterloo, en Ontario, de dresser ses recommandations quant au mandat de l'enquête publique.
Selon des stratèges conservateurs, le premier ministre ne pouvait pas commencer à chercher quelqu'un pour présider l'enquête avant que M. Johnston et le comité d'éthique n'aient fini leur travail.
Selon un porte-parole du gouvernement qui a demandé l'anonymat, la recherche est commencée et une décision sera prise dès que possible.