National
07 mai 2008
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"Dans notre secteur, la discussion est de plus en plus la suivante: est-ce qu'une taxe sur le carbone, imposée autant aux consommateurs qu'aux industries, n'est pas la meilleure avenue, à condition que les paiements de l'industrie aillent dans un fonds de développement des technologies ou de nouveaux projets", a indiqué le président de l'ACPP, Pierre Alvarez, mercredi, devant une centaine de membres du Conseil des relations internationales de Montréal.
M. Alvarez a fait cette déclaration à la fin de son allocution alors qu'il était interrogé par un chercheur universitaire.
"Si on ne développe pas de nouvelles technologies, les émissions globales vont monter parce que la demande pour le brut et l'essence va continuer à augmenter", a-t-il ajouté.
M. Alvarez a signalé que le Canada produit à l'heure actuelle deux pour cent des émissions mondiales de gaz à effet de serre, alors que le pays ne compte que 0,5 pour cent de la population mondiale. "Le secteur des sables bitumineux fait partie du problème en ce qu'il contribue à quatre pour cent des émissions totales de GES au Canada", a-t-il précisé.
En Alberta, où se concentre l'essentiel de l'exploitation des sables bitumineux, le gouvernement a pris diverses mesures pour que les industries réduisent leurs émissions de GES. Pour chaque tonne produite, les entreprises du secteur pétrolier ont déboursé en 2007 la somme de 15 $, pour un total de 40 millions $ sur six mois (puisque cette taxe n'est entrée en vigueur qu'en milieu d'année).
"Ça va presque doubler cette année, à 100 millions $ (sur des revenus de 100 milliards $). Aucune autre industrie n'est soumise à une telle taxe", a fait valoir M. Alvarez.