National
13 avril 2008
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En entrevue à l'émission "Question Period", à CTV, dimanche, la commissaire adjointe Barbara George a dit qu'on ne lui avait pas donné l'occasion de réfuter les preuves présentées contre elle et que ses droits constitutionnels ont été bafoués.
Un rapport rendu public en février a conclu que Mme George avait induit le comité en erreur quand elle a affirmé ne pas avoir été personnellement impliquée dans le retrait d'un autre policier de la GRC d'une enquête sur la gestion du fonds de pension et d'assurances. La Chambre des communes l'a reconnue coupable d'outrage au Parlement la semaine dernière.
En théorie, les parlementaires pouvaient lui imposer n'importe quelle sanction, incluant une peine de prison, mais Mme George n'en a reçu aucune.
Mme George a affirmé dimanche que les députés ont choisi de croire les témoignages qui lui nuisaient et d'ignorer les preuves appuyant sa version des faits. Elle a également déclaré que bien qu'elle ne puisse pas prouver qu'elle aurait été traitée différemment si elle avait été un homme, elle avait l'impression d'être une femme seule devant 12 hommes en colère.
Mme George demeure à l'emploi de la GRC, mais est en congé autorisé depuis plusieurs mois. Elle a confirmé avoir discuté avec le commissaire William Elliott et écrit au commissaire adjoint William Sweeney, mais n'a pas voulu dire si elle reprendrait ses fonctions.