Économie
04 mars 2008
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Le produit intérieur brut de la zone euro sur les trois mois à fin décembre est néanmoins supérieur de 0,4 pour cent à celui du troisième trimestre, et de 2,2 pour cent à celui du dernier trimestre 2006, selon les statistiques publiées mardi par Eurostat.
Le taux de croissance de la zone euro en glissement annuel a été révisé à la baisse par rapport à la première estimation d'Eurostat, qui était de 2,3 pour cent. Le taux de croissance par rapport au trimestre précédent reste quant à lui identique à l'estimation initiale.
Eurostat a également réduit ses prévisions de croissance du PIB au troisième trimestre, à 0,7 pour cent par rapport au trimestre précédent et à 2,6 pour cent sur un an, contre respectivement 0,8 pour cent et 2,7 pour cent précédemment.
Le ralentissement du quatrième trimestre est principalement dû à la baisse des dépenses de consommation, qui ont reculé de 0,1 pour cent pendant cette période, contre une progression de 0,5 pour cent sur les trois mois à fin septembre. Les dépenses publiques ont également reculé de 0,1 pour cent, tandis que la croissance des dépenses d'investissement est tombée à 0,8 pour cent, contre 1,2 pour cent au troisième trimestre.
En 2007, l'économie de la zone euro a progressé de 2,6 pour cent, soit un léger ralentissement par rapport aux 2,8 pour cent enregistrés en 2006. L'économie américaine a crû de 2,2 pour cent l'an dernier, tandis que l'économie japonaise a affiché une croissance de 2,1 pour cent.
Le ralentissement de la demande au sein de la zone euro reflète probablement le resserrement des conditions de crédit et une baisse de confiance, les ménages et les entreprises s'inquiétant des conséquences pour l'économie des turbulences sur les marchés financiers vers la fin du troisième trimestre.