Économie
06 février 2008
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En marge de l'assemblée annuelle des associés de la société en commandite, Mme Brochu a fait remarquer que la demande mondiale de GNL avait explosé ces dernières années, plusieurs pays souhaitant diversifier leurs sources d'énergie et ainsi devenir moins dépendants du pétrole.
Comme Rabaska - une coentreprise dont les partenaires sont Gaz Métro, Gaz de France et Enbridge (TSX:ENB) - ne pouvait commencer à négocier sérieusement avec des fournisseurs potentiels avant que les autorités n'avalisent la construction du port méthanier, d'autres pays ont, entre-temps, mis la main sur d'importants volumes de GNL, a soutenu la pdg. Québec a donné le feu vert à Rabaska en octobre.
Les pourparlers ne sont pas simples: on parle d'un approvisionnement d'une durée de 15 à 20 ans qui doit débuter d'ici trois ou quatre ans. Or, pour répondre à la demande d'un client comme Rabaska, un fournisseur doit lui-même investir des milliards de dollars dans ses propres installations, a relevé Sophie Brochu.
Dans les circonstances, la dirigeante a reconnu que la date prévue d'entrée en service pour Rabaska, soit 2010 ou 2011, apparaissait de moins en moins réaliste.