International
18 juillet 2008
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La Bulgarie a rejoint l'Union européenne en 2007 en même temps que son voisin roumain. Les deux pays s'étaient alors engagés à se mettre en conformité avec les normes européennes en mettant en oeuvre d'importantes réformes dans leur système judiciaire et en renforçant considérablement la lutte contre la corruption et la criminalité organisée.
Alors que la Roumanie a progressé, la Bulgarie peine à avancer. Depuis la chute du régime communiste en 1989, on compte environ 150 meurtres liés à la criminalité organisée -et aucune condamnation.
"La Bulgarie est un cas très clair", a estimé une source de la Commission proche du dossier. "Vous pouvez faire un test très simple: combien de procès (de criminalité organisée) y a-t-il eu? La réponse est simplement: il n'y en a pas eu".
La Commission pourrait donc décider, en publiant son rapport d'étape mercredi prochain sur les réformes en Bulgarie, de suspendre un partie indéfinie de l'enveloppe d'aide de 600 millions d'euros perçue par la le gouvernement bulgare pour des programmes divers, dont certains courent jusqu'en 2009. Les deux responsables de la Commission qui ont évoqué ce chiffre n'ont pas souhaité spéculer sur la somme qui pourrait être suspendue.
Le mois dernier, la Commission avait décidé de geler le transfert de 120 millions d'euros d'aide agricole à la Bulgarie, évoquant des irrégularités dans l'affectation des fonds.