International
17 juillet 2008
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Le procureur de la République d'Abidjan, Raymond Tchimou, avait affirmé vendredi dernier que le journaliste avait fait l'objet de menaces par quatre Français avec lesquels il avait travaillé comme consultant. Il avait demandé leur inculpation.
Deux d'entre eux, Stéphane de Vaucelles et Eric Latham, ont apporté "un démenti catégorique" à ces accusations, rapporte dans un communiqué leur avocat, Me Vincent Asselineau. "Ils sont très peinés de ces déclarations fantaisistes et diffamatoires au regard des liens d'amitié et de fraternité qui les unissaient avec Guy-André Kieffer."
L'avocat des deux hommes, qui dirigeaient la société Commodities Corporate Consulting (CCC), précise que "la vérité sur l'assassinat de leur ami est leur souhait le plus cher" et qu'ils "ont appuyé la famille de Guy-André Kieffer en ce sens". Selon lui, les deux autres mis en cause ont déjà démenti tout lien avec cette disparition.
La société CCC avait été chargée par les autorités ivoiriennes, en janvier 2002, d'auditer et réorganiser les structures de régulation de la filière cacao en Côte d'Ivoire. Selon Me Asselineau, elle s'est appuyée sur un cabinet juridique anglais, un cabinet d'audit américain et une vingtaine d'experts indépendants ivoiriens et internationaux, dont Guy-André Kieffer. "La société CCC n'a mené depuis aucune autre opération de quelque nature que ce soit", ajoute l'avocat.
Guy-André Kieffer a été vu pour la dernière fois le 16 avril 2004 dans un centre commercial d'Abidjan. Il a travaillé pour un quotidien économique français, de 1984 au début de l'année 2002. Installé à Abidjan depuis cette date, Guy-André Kieffer travaillait comme journaliste indépendant et collaborait à La lettre du Continent ainsi qu'à plusieurs journaux ivoiriens.