International
04 juillet 2008
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Lodi Gyari a déclaré qu'il avait dit "très franchement à ses homologues chinois que s'il n'y avait aucun sérieux de leur part, il est presqu'inutile (pour les deux parties) de perdre leur temps" avec d'autres pourparlers.
Gyari s'exprimait devant les journalistes vendredi à l'aéroport de New Delhi avant de s'envoler pour Dharamsala, le siège du gouvernement tibétain en exil.
La plus grande discrétion a entouré, mardi et mercredi, les deux jours de discussions entre Pékin et les deux représentants du Dalaï lama visant à apaiser les tensions après les violents émeutes anti-gouvernementales qui ont secoué le Tibet en mars dernier.
Le 4 mai dernier, Lodi Gyari et Kelsang Gyaltsen avaient participé à des discussions avec des responsables chinois à Shenzhen, dans le sud de la Chine. Le Dalaï lama avait alors souligné souhaiter des discussions "sérieuses" sur la situation au Tibet et sur les causes des émeutes réprimées par les forces de sécurité chinoises en mars. La presse officielle chinoise avait de nouveau fustigé la "clique du Dalaï lama", accusé d'avoir fomenté les manifestations de mars au Tibet.