National
03 juillet 2008
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Confronté à des témoignages contradictoires, le juge Jean-Pierre Bonin a dit avoir un doute raisonnable sur la culpabilité de la gardienne d'enfants.
C'est une bataille d'experts qui aura fait la différence dans cette cause; des médecins de l'hôpital Ste-Justine s'étaient contredits devant le tribunal. Ils ne s'entendaient pas sur le moment précis où le bébé a été secoué.
Au prononcé du verdict, Sandra Davidson n'a laissé transparaître aucune émotion. Mais, entourée de ses proches, elle a fondu en larmes à sa sortie du palais de justice de Montréal.
Les gestes que l'on reprochait à la femme de 32 ans remontent au mois d'août 2004 alors que la petite victime était âgée de seulement 10 mois.
Aujourd'hui le garçon de 5 ans garde de lourdes séquelles des actes de violence qu'il a subis. Il a peine à parler, est encore aux couches et est aveugle d'un oeil.
Le procureur de la Couronne, qui a traité «d'irresponsable» le témoignage de l'expert de la défense, songe à en appeler du verdict.
Écoutez le reportage de Martin Labrosse dans l'extrait audio ci-joint.