International
01 juillet 2008
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Lundi soir encore, alors qu'il était interrogé sur France-3 à la veille de la présidence française de l'Union européenne, M. Sarkozy a critiqué M. Mandelson et le directeur général de l'OMC Pascal Lamy, estimant qu'ils défendaient des positions qui conduiraient à une diminution de 20% de la production agricole européenne et de 10% des exportations. "Je ne les laisserai pas faire", a-t-il averti.
Peter Power, porte-parole de M. Mandelson, a déclaré que les commentaires du président français étaient déplacés et sapaient la position de l'Union européenne à l'approche des négociations commerciales qui s'ouvrent à Genève ce mois-ci.
"La nouvelle attaque du président Sarkozy (...) est décevante", a estimé M. Power. "Ce genre de critique est faux et injustifié. A un moment difficile des négociations sur le commerce mondial, l'UE doit rester unie".
Il a répété que M. Mandelson s'était engagé à négocier au nom de "tous les 27 Etats-membres". "Ce n'est pas une question de personnes, ce n'est pas une question de Peter Mandelson, pas une question de Pascal Lamy, pas une question du président Sarkozy. Il s'agit de donner une injection à l'économie globale pour mieux faire face aux difficultés globales", a-t-il plaidé.
Il y a deux semaines, M. Sarkozy avait déjà accusé M. Mandelson d'être partiellement responsable du "non" irlandais au Traité de Lisbonne de par les positions qu'il défendait au nom de l'UE au sein de l'OMC.
M. Sarkozy reçoit l'ensemble de la Commission européenne, dont M. Mandelson, pour un dîner à l'Elysée mardi soir à l'occasion du premier jour de la présidence française de l'UE.