International
01 juillet 2008
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"Les deux délégués européens sont arrivés en Colombie ces derniers jours, ils ont demandé au gouvernement l'autorisation de se rendre directement auprès du secrétariat des FARC et l'ont obtenue", a déclaré César Mauricio Velazquez, responsable de la communication présidentielle à Radio Caracol.
Le gouvernement colombien a garanti "les conditions nécessaires à la réussite de cette réunion et ce dans le but qu'un accord humanitaire aboutissant à la libération des otages puisse être trouvé", a-t-il ajouté.
Un haut responsable colombien qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat a identifié les deux émissaires comme étant Noel Saez pour la France et Jean-Pierre Cotard pour la Suisse.
Si le gouvernement colombien n'a pas suspendu les opérations militaires dans la zone où la rencontre devrait avoir lieu, il a néanmoins donné les garanties pour sécuriser le parcours des deux délégués.
Depuis un an environ, Bogota a autorisé la France, la Suisse et l'Espagne à envoyer des émissaires pour tenter d'établir des contacts avec les FARC dans l'espoir de conclure un accord humanitaire ou un échange de prisonniers.
Paris se montre particulièrement intéressée par le sort de la Franco-Colombienne Ingrid Bétancourt, aux mains de la guérilla colombienne depuis février 2002.
Si les deux hommes parviennent à rencontrer Alfonso Cano, il s'agirait du premier contact direct d'émissaires européens avec le nouveau commandant rebelle désigné comme successeur de Manuel Marulanda, alias Tirofijo, mort en mai d'une crise cardiaque dans la jungle colombienne.