National
25 juin 2008
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Dirk Ryneveld, qui témoignait à une enquête publique en Colombie-Britannique, mercredi, a admis que l'utilisation du Taser par les forces de police le préoccupe depuis longtemps. On s'en sert trop facilement, a-til déploré. On ne devrait l'employer que dans des situations où une personne représente une menace pour le public, le policier ou elle-même, comme solution de rechange à l'emploi de la force létale. Malheureusement, ce n'est pas le cas présentement, a-t-il reconnu.
Selon M. Ryneveld, qui a enquêté sur la mort d'un homme ayant reçu une décharge de Taser de la part d'un policier de Vancouver, en 2004, les questions soulevées à l'époque par l'utilisation de cette arme ne sont toujours pas résolues. Il faut d'urgence effectuer d'autres études plus poussées, des tests indépendants et former les policiers, a-t-il fait valoir.
Il soutient ne pas avoir compétence pour interdire, ni même limiter l'usage de l'arme, et n'est de toute façon pas en faveur d'un moratoire. Il propose d'instituer un protocole national pour que tous les utilisateurs comprennent dans quelles circonstances ils peuvent s'en servir.
L'enquête publique de la Colombie-Britannique a été instituée après la mort d'un immigrant polonais, Robert Dziekanski, touché par des décharges de pistolet Taser de la part d'agents de la GRC à l'Aéroport de Vancouver, en octobre dernier.